Zone Cémac : les investisseurs à nouveau sollicités pour le financement des projets intégrateurs

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Une table ronde de mobilisation des financements sera organisée à Paris, les 28 et 29 novembre prochains, afin de mettre en œuvre treize nouveaux projets intégrateurs. Cette opération de charme à l’endroit des bailleurs fait suite, d’après les autorités communautaires, au succès de la première table ronde de 2020.

Au cours de la septième réunion du comité technique de suivi de la mobilisation des financements et de la mise en œuvre des projets intégrateurs, dans le cadre du Programme des réformes économiques et financières de la Cémac, tenue le 28 septembre, à Brazzaville, la sous-région a affiché ses ambitions. Il s’agit de diversifier les sources de financement en mettant un accent particulier sur les ressources concessionnelles, les blended finance et les partenariats publics et privés, dans le respect des ratios de viabilité des dettes publiques des pays de la Communauté.

 En effet, le coût total des treize projets a été estimé à 8 835,875 millions d’euros, soit près de 6000 milliards de francs CFA. D’après la Commission Cémac, la somme de 1513,701 millions d’euros, soit 17,13% du coût total, a déjà été mobilisée. Autrement dit, le financement à rechercher se chiffre à 7 322,174 millions d’euros, soit 82,87% du coût total, pour ce deuxième programme.

L’argent recherché va aider à financer les infrastructures de transport, d’électricité et de télécommunications ; à renforcer la résilience des économies de la sous-région face aux chocs futurs ; à développer les échanges intra-communautaires pour garantir la sécurité alimentaire et tirer davantage profit de la Zone de libre-échange continentale africaine ; à contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique, à l’amélioration de l’emploi et des revenus notamment des jeunes, des ruraux et des femmes ; et à renforcer l’appui technique et financier aux industries de transformation locale des ressources naturelles, notamment le bois, et l’accélération de l’industrialisation des économies.

« S’agissant de la première table ronde de Paris de novembre 2020 qui avait permis de mobiliser 3,3 milliards d’euros attendus, les deux derniers projets en cours de restructuration pour leur réalisation en mode partenariat public-privé devraient démarrer au courant de l’année 2024. Cette bonne nouvelle insuffle en chacun d’entre nous un optimisme certain pour aborder ce second programme conforté par le soutien multiforme de plusieurs parties prenantes », a déclaré la ministre congolaise de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.  

Les trois projets intégrateurs retenus dans le cadre de ce deuxième programme portent essentiellement sur les infrastructures de transports : la phase 2 de l’aménagement du corridor Brazzaville-Bangui-N’Djamena (Congo-RCA-Tchad); l’aménagement et le bitumage de la route Kélo-Pala-Léré-(Camroun-Tchad) ; l’aménagement et le bitumage de la route Kougouleu-Medouneu-Akurenam (Gabon-Guinée équatoriale) ; l’aménagement et le bitumage de la Garoua-Boulaï-Baboua (Cameroun-RCA) ; la construction du prolongement du chemin de fer entre N’Gaoundéré et N’Djamena (Cameroun-Tchad) ; la deuxième phase de construction de la route Ndende-Dolisie(Congo-Gabon)…