Fiscalité : la société civile réclame la suspension des nouvelles taxes proposées par le gouvernement

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Dans une déclaration rendue publique à Brazzaville, le 26 novembre, le consortium des associations des consommateurs a déploré la dégradation des conditions de vie des ménages congolais, avant de demander un moratoire sur certaines taxes prévues dans le projet de budget 2021 et la redevance sur le timbre fiscal électronique fixée à 50F.





Selon l’Association congolaise des consommateurs et l’Observatoire congolais des droits des consommateurs, à l’initiative de la déclaration, les mesures incitatives à la relance économique et les aides sociales telles que l’allocation d’urgence de 50.000 francs CFA n’ont pas permis d’améliorer le quotidien des consommateurs, principalement des retraités, des employés mis en congé technique et d’autres couches défavorisées.« L’augmentation et/ou l’institution de nouvelles taxes constituent une véritable pression fiscale que le gouvernement exerce sur les consommateurs qui en payeront les frais sur le marché. Cette stratégie de renflouer les caisses de l’État nous parait contre-productive dans ce contexte de crise où les contribuables finaux : les consommateurs ont des difficultés réelles pour faire face à leurs besoins de subsistance », précise la déclaration.




Les représentants des consommateurs exigent le retrait des pharmacies, des quincailleries et des supermarchés de l’assiette fiscale du timbre fiscal électronique. Ils continuent de s’opposer aux taxes en vigueur sur les communications électroniques ; au relèvement des prix du gaz butane des bouteilles de 12Kg et 20 Kg respectivement à 12,28% et 14, 44% ; à la revalorisation du simple au double des prix des péages et l’institution d’une taxe de 10% sur les abonnements et réabonnements aux chaines télévisuelles ; et à l’augmentation des droits d’accise de 10% à 12,5% en 2020.

Les signataires de la déclaration invitent les autorités à approfondir la réflexion sur les véritables niches fiscales qui n’auront pas une incidence directe sur le pouvoir d’achat des consommateurs. Ils citent, par exemple, l’institution d’une taxe sur les engins motorisés d’au moins deux roues : l’éco-taxe, à partir de la loi de finances 2022 pour contribuer véritablement à la lutte contre la pollution de l’environnement et l’institution d’un impôt de 15% sur toutes les indemnités des personnes nommées à de hautes fonctions civiles et militaires.