Pourquoi Sassou adore tant inaugurer des ouvrages inachevés devant les cameras ?

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Denis Sassou Nguesso qui est rentré de Chine le dimanche 22 octobre procédera ce lundi 23 octobre à l’inauguration des tours jumelles de Mpila dont les travaux sont encore en cours. L’on s’interroge bien sur ce plaisir bizarre du chef de l’État à inaugurer des ouvrages inachevés de Bouya?On l’a vu avec les aéroports de Brazzaville, Pointe-Noire, Djambala, Ouesso etc. Il est évident que parfois on accuse à tort ses proches et que le vrai mal est incarné par lui-même. Pas plus loin qu’au Gabon, on voit comment le président Brice Oligui Nguema réprimande les entrepreneurs dans la lenteur des travaux.

C’est trois ans plus tard après son inauguration que l’aéroport de Pointe-Noire est devenu opérationnel. Denis Sassou Nguesso, dans son goût excessif des cameras et son ignorance a inauguré en grande pompe cette nouvelle aérogare, enivré par le discours insensé de son neveu ministre Jean Jacques Bouya se jetant les fleurs pour cette bricole.

Quelques années plus tôt, le même cas s’est produit avec le nouveau terminal de Maya Maya à Brazzaville. En grande pompe, mobilisant la population et les fanatiques du PCT, Denis Sassou Nguesso a inauguré cette nouvelle aérogare alors qu’elle était encore en chantier. Et ce sont des gens pareils qui disent conduire le Congo vers son émergence !

Cette même bêtise s’est répétée avec plusieurs ouvrages dont les aéroports de Ouesso, Sibiti, Ouesso. Aujourd’hui le tours revient aux tours jumelles de Mpila dont la visite il y a quelques jours du même chef de l’État a mis à nu les détournements importants opérés dans sa construction.

Des entrepreneurs et personnes ayant un lien direct avec ce projet ont même été interpellés au CID. Autant des milliards investis dans cet ouvrage dont les travaux deviennent éternels.

Mais avec le sommet des trois bassins, Denis Sassou Nguesso se laisse emporter de nouveau dans son aveuglement en procédant ce lundi 23 octobre à sa mise en service. Jean Jacques Bouya se moque vraiment de son oncle dont il maîtrise les pensées villageoises à voir grand ce qui est petit.