CHU de Brazzaville : les agents invités à travailler dans la collégialité

Le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, a lancé le 17 juin, un appel au personnel de santé du Centre hospitalier et universitaire (CHU) de Brazzaville de travailler dans la collégialité afin de trouver des solutions aux problèmes qui minent la structure.  

Il s’est adressé lors d’une visite effectuée en compagnie du directeur général du CHU, Denis Bernard Raiche.

Le ministre de la Santé s’est rendu notamment aux services des urgences, de radiologie et de l’imagerie médicale, au laboratoire, à la pharmacie, à la cuisine, au bloc opératoire et dans d’autres compartiments.

D’après le porte-parole de l’intersyndical, Maurice Elenga, le CHU connaît des difficultés liées aux conditions de travail des agents, au plateau technique. Il a souhaité la résiliation du contrat signé entre le CHU de Brazzaville et l’Université de Montréal au Canada, ainsi que le départ de la directrice des ressources humaines.

Le ministre Gilbert Mokoki a expliqué que les points évoqués figurent dans le cahier de charges. Selon lui, le  CHU de Brazzaville est également confronté aux problèmes de financement et de comportement humain.  

« … Ces problèmes sont connus du gouvernement qui ne ménage aucun effort pour chercher les solutions. Toutefois, il est hors de question que nous allons dans les extrêmes. Toute la vie aujourd’hui est question de négociation », a déclaré le ministre de la Santé et de la Population. 

Il a souligné le paiement de deux mois d’arriérés de salaire aux agents du CHU, le recensement du personnel avec la mise en place d’un fichier informatisé afin de maîtriser les effectifs et la masse salariale, la réhabilitation de certains locaux et la prise en charge du pavillon Covid-19.   

Le ministre Gilbert Mokoki a en outre attiré l’attention du personnel du CHU sur la mauvaise réputation de cette structure sanitaire, le transfert des malades de Covid-19 vers les centres de niveau inférieur, la non adhésion des agents à la campagne de vaccination, l’abandon des services par des spécialistes.

De son côté, le directeur général du CHU, Denis Bernard Raiche, a signifié que l’arrivée du ministre de la Santé apportera des solutions et contribuera à l’amélioration des rendements de ce centre.