ZES Oyo-Ollombo : La société Cofcao s’installe au Congo avec des lourds projets dans ses valises

Le secteur agricole figure parmi les priorités du gouvernement et de son programme de diversification de l’économie, c’est ce qui explique la mission de 48h conduite par le Ministre des Zes et de la Diversification économique Émile Ouosso du 3 au 4 juin 2022, en vue d’installer l’investisseur Cofcao dans la Zes d’Oyo-Ollombo. L’opérateur a manifesté sa volonté de commencer la construction de l’usine dans un mois pourvu que l’Etat règle les aspects fonciers.

Dans le cadre de l’opérationnalisation de leur projet, l’entreprise COFCAO qui souhaite s’installer dans la Zes d’Oyo-Ollombo a visité la zone sollicitée pour la culture de cacao et par la suite la zone urbaine où l’usine d’industrie sera plantée avec une superficie d’environ dix (10) hectares. Emerveillée par cette visite, madame Mendès, PDG du groupe Cofcao l’a signifié dans sa prise de parole : « je vais vous dire très honnêtement que je suis dans l’embarras du choix tellement les sites sont tous magnifiques, c’est-à-dire qu’on a trouvé dans la Zes Oyo-Ollombo tout ce que nous espérons, mais dans plusieurs domaines (tant dans la formation, que dans la production, dans la transformation de cacao) on est franchement dans l’embarras du choix. On a peut-être quelques idées déjà, on va s’asseoir avec les techniciens et les autorités locales pour regarder ce qu’on va retenir et vous le saurez très bientôt » a-t-elle déclaré.

« Dans la Zes d’Oyo-Ollombo, nous envisageons d’installer une usine de transformation de cacao, nous avons des fermes dans la Sangha, nous avons aussi des producteurs de cacao locales, donc nous récupérons toutes les productions de cacao locales et les transformer en produits semi finis, c’est-à-dire que nous ne devenons pas chocolatier, mais plutôt transformateur des fèves de semi finis ( beurre, poudre de cacao et aussi en liqueur). Cette transformation se fera sur place dans la Zes Oyo-Ollombo. Nous espérons accompagner aussi les petits producteurs à faire la culture du cacao en leur fournissant des plans et en suivant un tout petit peu leurs procédures de planting et aussi de récolte et séchage», a-t-elle martelé.

Le ministre qui accompagnait cette équipe a appelé à la mobilisation de tous et l’adhésion de tous à ce projet de modernisation progressive de l’économie et sa restructuration sans pour autant qu’il ne s’appuie spécialement sur le budget d’investissement de l’Etat. « Ce sont des fonds privés qu’il y a eu, nous devons les sécuriser, les accompagner et au bout de compte nous aurons les emplois. Il fallait marquer par la présence du gouvernement l’arrivée de ce premier entrepreneur dans la zone d’Oyo-Ollombo et nous le ferons par la suite aux restes qui viendront pour leur montrer la confiance du gouvernement et la présence du gouvernement à leur côté pour faire que leur activité réussisse. », a-t-il laissé entendre.

Le préfet a quant à lui promis de mettre tout en œuvre afin que la société dispose de l’espace nécessaire et libre pour se déployer : « au nom de la population du département de la Cuvette, surtout d’Oyo nous sommes plus qu’heureux de bénéficier de ce qui va se faire ici, ça va bien sûr résolver le chômage de tous ces jeunes qui trainent dans la ville pourront trouver où s’accrocher pour éviter de vivre dans la débandade. Je remercie surtout monsieur le ministre qui nous a apporté  à Oyo cette société ».

Bertrand Konga Bokassa, qui assure désormais la fonction de Directeur Général des Zones Economiques Spéciales a signalé que : «  cette mission s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet de société du président de la République je cite  : « ensemble poursuivons la marche » et ce projet de société est prévu dans le cadre de la diversification économique l’opérationnalisation des Zes et sur ce, cet instruction est reprise dans le plan national de développement 2022-2026 qui prévoit deux grands programmes : le premier programme c’est la gouvernance et l’amélioration du climat des affaires et le deuxième programme la viabilisation des Zes ».

Ce dernier a précisé que « la Zes Oyo-Ollombo a un plan de planification et sur ce depuis hier, nous nous sommes rendus là où la Zes commence sur l’axe oui en regardant du côté de Gamboma depuis le village Djou, nous avons fait des pointages et nous avons aussi visité l’axe Oyo-Ollombo et c’est sur cet axe que l’entreprise se sent beaucoup sollicitée , donc le pointage est déjà fait et les techniciens non seulement de l’entreprise mais aussi ceux du ministère vont pouvoir faire le travail technique du terrain pour qu’au terme de cette mission tout l’agrément soit accordé, à l’entreprise pour pouvoir commencer les activités. » avant de rappeler que : « le premier investisseur opérateur dans la Zes Oyo-Ollombo est le chef de l’État qui par son impulsion avait avec la diversification d’activité notamment avec l’implantation d’usine de lait, voire de l’eau et tout ce qui s’en suit et il reste juste à pouvoir accélérer l’opérationnalisation en vue d’une efficience positive. »

Il a également invité les investisseurs étrangers, mais il a aussi lancé un appel ouvert aux opérateurs économiques nationaux de venir demander leur agrément en vue d’une installation effective.

Paraphé par le nouveau Directeur Général de la Diversification Economique, Servais Packa n’a pas manqué d’exprimer ses sentiments suite à cette visite guidée « Je suis très satisfait, le plaisir est immense et nous allons nous atteler à la tâche parce que nous devons atteindre ce à quoi nous aspirons dans le cadre des Zes parce qu’il y a de la matière en ce qui concerne la diversification économique. Nous venons de visiter les Zes destinées à promouvoir les actions très importantes pour le processus de développement de notre pays. Nous nous rendons compte qu’il y a un devoir important qui trouve une explication à partir du dispositif mise en place par le PND, je fais référence au programme portant sur le pilotage de la politique et de la stratégie sectoriel, à la gouvernance et l’amélioration du climat des affaires», a-t-il dit.

Le représentant de la BDEAC présent lors de cette mission, Monsieur Jules Banaken a rappelé que la BDEAC a élaboré un programme d’intervention au Congo qui prend sa source dans le Programme national de développement du pays et les Zones Économiques Spéciales sont les lieux indiqués pour que la BDEAC puisse accompagner La République du Congo dans sa diversification parce que, dans les Zones Économiques Spéciales, on transforme et partout où on transforme, la BDEAC est intéressée. « C’est pour cette raison que le président de la BDEAC a demandé à la représentation nationale de participer à cet événement pour être à la source, pour voir d’abord les dispositifs des zones économiques, pour voir quels sont les investissements c’est-à-dire l’adéquation entre ce qu’on doit faire dans ces zones et toutes les infrastructures qui accompagnent les industries. Nous avons vu au niveau du port d’Oyo qu’il y a déjà les dispositifs pour le transport à la fois pour la matière et des produits finis qui seront issus de toutes les sociétés qui vont s’installer dans la Zone économique spéciale, donc c’est pour cette raison que le président de la BDEAC a donc demandé à nous associer. » va-t-il affirmer.

 Il a saisi cette opportunité pour encourager la PDG du groupe Cofcao pour son courage, et a rassuré que la BDEAC est à côté de projet pour tous les investisseurs qui vont s’intéresser aux zones économiques Spéciales au Congo.

Toutefois, la société Cofcao compte étendre leur champs d’action, de cacao culture parce qu’elle a pour objectif d’atteindre d’ici trois (3) ans la transformation d’à peu près 33.000 tonnes de fève de cacao.