Poste : la Sopéco sollicite une subvention de 14,6 milliards FCFA de l’Etat congolais

0
1013

L’appui financier de l’Etat propriétaire permettra à la Société des postes et de l’épargne du Congo (Sopéco) d’apurer ses dettes salariales et sociales ainsi que les anciennes dettes. La subvention de 14,6 milliards FCFA devrait surtout aider l’entreprise publique en difficulté de relancer ses activités.

Le comité de direction de la Sopéco s’est réuni, le 22 décembre, à Brazzaville, pour traiter de la situation de l’entreprise moins d’une semaine après l’interpellation du gouvernement sur le sujet au Parlement. La Sopéco est en situation de quasi-faillite malgré les nombreux efforts entrepris par les dirigeants sociaux pour essayer de la redresser, a reconnu le ministre de tutelle.

Outre le paiement d’urgence de la subvention de 14,6 milliards FCFA, les dirigeants de la Sopéco réclament les frais de correspondances au titre de l’année 2023. Le gouvernement congolais est également appelé à financer les honoraires du cabinet d’expert engagé pour les études des travaux de mise en conformité juridique et patrimoine, ainsi que d’un second cabinet spécialisé chargé d’accompagner la Sopéco dans le processus de cession d’une partie de ses actifs à la Banque postale du Congo.

L’entreprise publique a encore du potentiel pour se relancer, a assuré le président du comité de direction, Jean Joseph Paka. La Sopéco vient de lancer sur le marché trois nouveaux produits digitaux (Digital Nova, Poste voyage et E-commerce) censés lui permettre de booster ses activités et d’améliorer ses chiffres d’affaires.

« Les projets évoqués peuvent nous faire garder un brin d’espoir. Cet optimisme est légitimé autant par la qualité des projets examinés par les administrateurs, que le potentiel de développement unanimement reconnu à la poste, au regard de l’étendue de son réseau et de son patrimoine », a déclaré Jean Joseph Paka, avant de rendre hommage aux 222 salariés de la Sopéco qui accumulent à ce jour plus de trente-cinq mois de salaires impayés.