Pointe-Noire : l’impolitesse des contrôleurs des bus exacerbent les passagers

Nombreux sont les usagers du transport public qui ont déjà eu des échanges de parole déplacés avec les contrôleurs de bus dans la ville océane surtout en relation avec la monnaie. Généralement jeunes, ces contrôleurs n’ont aucun respect pour les personnes âgées qu’ils insultent au vu de tous. A Songolo, un jeune passager a tapé un contrôleur qui manquait du respect à une maman. Pourtant le Kituba est une si jolie langue à parler.

Le bus Hiace assurant la ligne 9 Ngoyo- Grand marché a fait un arrêt au niveau de FLM à Tchibamba, un père de famille, monté à Mayinga, tend un billet de 1000 frs au contrôleur dont l’âge serait entre 18 et 25 ans. « Tala, le vieux mu ke zola buzoba vé ! Mu zonza bien ke monnaie kelé vé ! » crie le contrôleur au vieux qui néanmoins s’excuse et se rabaisse.

C’est le quotidien dans les transports publics de Pointe-Noire, ce genre de scène soutient un chauffeur : « Plusieurs fois, j’ai rappelé à l’ordre mon contrôleur qui a une facilité à manquer du respect aux passagers..C’est la jeunesse actuelle du pays, pourtant il oublie que ce sont les passagers qui assurent notre salaire »

Au Congo, le client a perdu sa valeur depuis alors qu’il est Roi. Au delà de cette classe des contrôleurs mal éduqués, il y en a d’autres épris d’une éducation catholique qui n’hésitent pas parfois à venir en aide à certains clients.

Fabrice Tchibinda, raconte dépanner chaque jours des clients n’ayant pas assez d’argent. « Le métier de contrôleur, je l’exerce par contrainte vu la situation du pays. Avant tout, il faut valoriser les relations humaines, car demain je peux me retrouver en face du client que je maltraite…C’est pourquoi, je comprends facilement ceux qui manquent par exemple 50 frs, je ne les insulte jamais ! »

Sur la ligne 1 entre le Grand Marché et Voungou, Beni de Dieu, un jeune contrôleur fait le bonheur des passagers à chaque voyage à cause des histoires qu’il les raconte. « Il est tellement comique que j’aime monter dans son bus » confie une passagère. Pour lui, en ces temps de galère, faire rire les passagers leur remonte le moral et ils oublient pendent un moment leurs problèmes.

Une chose est certaine est que beaucoup de filles des familles défavorisées préfèrent avoir pour copain un contrôleur de bus, du fait qu’elle a ses 2000 frs journaliers sans faute, malgré leur mauvaise éducation.