Le quartier le bled en proie à l’urbanisation anarchique 

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Le quartier Le Bled dans le 7ème arrondissement de Brazzaville Mfilou, les habitations et les ruelles sont en déphasage des normes d’urbanisation, à tel enseigne que les véhicules ne peuvent circuler, accéder dans les zones situées en altitude dans ce nouveau quartier de Brazzaville.

Au quartier le Bled, le problème de manque d’infrastructures de base qui se pose avec acuité, rend difficile la vie des habitants de cette zone enclavée. L’absence des ruelles qui ne débouchent nulle part, parfois se termine dans une parcelle, pour continuer après. Le lotissement anarchique orchestrée par les propriétaires terriens, avec pour corollaire le manque des infrastructures de base, notamment des hôpitaux, les centres de santé intégrés, les marchés domaniaux. Ces tracasseries sont devenues le pain quotidien des habitants du quartier Le Bled.

« Le quartier le bled qui se ne cesse de connaitre l’augmentation des habitants, éprouve d’énormes difficultés dans le transport des malades vers les structures sanitaires à cause de l’absence des voies d’accès, qui contraint les proches à faire de pied de grue pour transporter les malades jusqu’à l’avenue principale pour évacuer les malades. Il en est de même du transport des matériaux de construction », affirme un habitant du quartier, le Bled Justin Moutsaba.

« Nous transportons les malades au dos ou par brouette qu’il fasse jour ou nuit, nous payons parfois des jeunes pour acheminer les marchandises jusqu’au domicile, transporter les choses sur la tête est un vrai parcours de combattant à cause des mauvaises routes. Nous nous mettons aussi en danger la nuit, lorsque nous parcourons des longues distances à pied », déclare un autre habitant.

Edmond Lelo un autre habitant, évoque l’importance de construire des infrastructures de base qui contribueront à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Dans cette zone nous avons besoin des établissements d’enseignements publics, les enfants du niveau primaire ne peuvent pas aller loin pour étudier, nous sommes obligés de payer des écoles privées qui coûtent chers aux parents dont le revenu mensuel est en deçà des frais de scolarisation. Les élèves qui sont en collège fréquentent le CEG public 28 Novembre à Moukondo, et ceux qui sont au lycée à Lumumba. Ce qui contraint certains parents, une dépense en termes de transport. Pour ceux qui ont 3 ou 4 enfants, ce n’est pas facile », explique-t-il.

Face au calvaire qu’elles vivent, les populations sollicitent l’implication des autorités pour désenclaver ce quartier