La question sur la baisse de prix des billets d’Air France revient au cœur des débats à l’Assemblée Nationale

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La question sur la baisse de prix des billets d’avion de la compagnie Air France  est de retour à l’Assemblée nationale, dix mois après la première interpellation  du gouvernement par les députés en novembre dernier. 

Il s’est tenu ce vendredi 11 août, à l’hémicycle de l’Assemblée nationale, une séance de questions orales avec débat au gouvernement, sous l’autorité du président de ladite chambre du Parlement, Isidore Mvouba. 

Le ministre des Transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, Honoré Sayi a été interpellé par les députés sur les tarifs dispendieux des vols de la société française Air France. Une préoccupation déjà soulevée par les parlementaires le 17 novembre dernier, a rappelé le député Blaise Ambeto.

“Quelle difficulté rencontre le gouvernement de la République quant à faire pression sur la compagnie Air France à l’effet de revoir à la baisse le coût du billet Brazzaville – Paris – Brazzaville ? On a l’impression que le gouvernement prend fait et cause en faveur d’Air France”, s’est-il interrogé.

Répondant à cette question, le ministre en charge de l’Aviation civile, a édifié l’hémicycle sur les prix des billets d’avion Air France, une compagnie aérienne qui a le monopole des vols directs sur la ligne Brazzaville – Paris – Brazzaville. 

“Nous sommes en économie de marché, et pour obtenir que certains billets soient rabaissés, il faut soumettre à Air France une concurrence. Tant qu’il n’y aura pas de concurrence contre Air France, les billets risqueront d’être ce qu’ils sont”, a-t-il déclaré. 

Le gouvernement congolais a ainsi ouvert des discussions avec la direction générale de cette société mais aussi avec d’éventuels partenaires en vue de faire face à cette préoccupation, a indiqué Honoré Sayi.

“Le travail que nous sommes en train de mener, et peut-être que dans un proche avenir beaucoup de sociétés vont s’installer. Comme on dit, tout est encore dans les tuyaux. Nous ne nous précipitons pas à dire ce qui est en train d’être fait”, a-t-il souligné.  

Pour le ministre, les prix d’Air France prennent également compte des taxes et redevance aéroportuaires consécutives à une convention de concession signée le 14 décembre 2009 entre l’Etat congolais et la société les Aéroports du Congo (Aerco). 

Il s’agit notamment de la redevance d’atterrissage, la redevance de stationnement, la redevance passagers, la redevance approvisionnement en carburant, la redevance d’ouverture hors horaires.  

Poursuivant ces propos, Honoré Sayi a indiqué que les charges de l’entreprise sont également à l’origine de ce que nous appelons “prix élevés.

Toutefois, “je puis vous rassurer que la directrice générale a rassuré qu’en retour des vacances nous allons obtenir des améliorations des prix d’Air France. Mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué« , a conclu le ministre.

Honoré Sayi a également été interpellé sur les prix des vols domestiques.