Des agents du ministère du commerce pillent des boutiques des Wara sous couvert des contrôles illégaux

Les commerçants Ouestafricains se plaignent de l’arnaque et extorsion dont ils sont victimes de la part de quelques agents véreux du ministère du commerce qui improvisent des contrôles fantaisistes dans leurs boutiques. A la fin, ces agents finissent toujours par quémander de l’argent et quelques aliments avant de disparaître.

Le poisson pourrit toujours par la tête dit-on souvent! Il en est de même au Congo, un pays gangrené par la corruption depuis le sommet de l’État. L’administration Congolaise est remplie des ripoux qui ont bien assimilé l’exemple que leur donne le sommet, que chacun se serve du pays qui est devenu un champ d’arachides.

Vu qu’il faut frapper les plus faibles en profitant de sa position administrative, plusieurs commerçants d’Afrique de l’Ouest sont victimes d’extorsion et chantage de la part des agents du ministère du commerce, des impôts et même de la force de l’ordre.

Tout cet ensemble des agents de l’État improvisent des descentes dans des commerces de ces frères OuestAfricains qui contrôlent le petit commerce au Congo dans le seul but d’arnaquer. Dans le quatrième arrondissement, Abou Fall, un commerçant Sénégalais raconte comment trois supposés agents du ministère du commerce sont passés faire le contrôle sans réellement l’intention de le faire.

Abou Fall s’est vu intimider l’ordre de leur remettre en main une somme de 20000 frs et quelques aliments de sa boutique. L’une des agents s’est même permis d’emporter un bidon d’eau Vival et six pots de yaourt pour ses enfants.

Cette scène se répète chaque jour dans les commerces tenus par des Ouestafricains. Parfois c’est une patrouille de police à bord d’un véhicule BJ qui gare et le chef envoie ses agents se ravitailler gratuitement en produits alimentaires.

Lors de ses descentes des agents de l’État, que le commerçant soit en ordre ou pas, il doit mouiller leur barbe. C’est ce que le Congo est devenu dans sa lancée vers l’émergence tant vantée en 2025.