Claudine Munari pour la levée du couvre-feu qu’elle qualifie d’« absurde »

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L’opposante Claudine Munari a suggéré la levée du couvre-feu en vigueur depuis 18 mois en République du Congo. Une mesure qui selon elle serait « absurde » et dont l’impact est négatif sur le quotidien des Congolais.

Dans une déclaration lue ce weekend, Claudine Munari a vivement critiqué la gestion de la pandémie de coronavirus par l’exécutif. La présidente du Mouvement pour l’unité la solidarité et le travail (MUST), a pointé du doigt le maintien de certaines mesures restrictives prises dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

“Ces dirigeants, qui ne subissent pas les affres du couvre-feu, le reconduisent systématiquement au regard de l’évolution de la pandémie dans le monde et dans notre pays. Ce maintien est devenu absurde. Il est d’autant plus qu’il n’y a aucune preuve de son efficacité”, s’indigne-t-elle.

Pour elle, il serait judicieux de lever cette mesure contraignante notamment pour les opérateurs économiques et les salariés davantage fragilisés depuis l’apparition de la maladie dans notre pays.

Le couvre-feu et toutes les mesures imités notamment la fermeture des marchés, des restaurants, des bars, et d’autres lieux de distraction sont des coups supplémentaires portés à la capacité de production de nos compatriotes. Toutes ces mesures rendent le quotidien des Congolais insupportable alors qu’ils sont déjà accablés”, a-t-elle déclaré.

Pas de retour à la vie normale avant l’immunité collective

Les autorités congolaises restent attachées à leurs convictions : “Le retour à une vie normale ne sera possible que lorsque l’immunité collective sera atteinte à l’échelle du monde et de chaque pays.

Dès lors, la levée de l’état d’urgence sanitaire est conditionnée par l’atteinte de l’immunité collective soit une couverture vaccinale de 60% de la population (environ 3 460 000 personnes). À ce jour, seules 314 907 personnes, soit un peu plus de 4,1% de la population a été vaccinée depuis le lancement de la campagne en mars dernier.

La Coordination nationale de gestion de la pandémie de covid-19 avait appelé à l’intensification de la vaccination malgré un ralentissement de la circulation du virus observé ces dernières ces semaines notamment en République du Congo. Notre pays compte à ce jour 13 841 cas de contamination et 185 décès. 

La campagne de vaccination a d’ailleurs été élargie à plusieurs catégories socioprofessionnelles sur recommandation de la Coordination nationale. Parmi lesquelles on trouve les chauffeurs, les marchands, les agents des forces de l’ordre, les personnels de santé et les étudiants. 

Vives critiques de la campagne de vaccination

Sur la question du vaccin, Claudine Munari demeure en désaccord avec les autorités congolaises. Elle a vivement critiqué les procédures de sélection des vaccins administrés à la population congolaise.

Selon l’opposante, ces choix ne s’appuieraient que sur les seules conclusions d’expertise de « gouvernements étrangers amis«  en l’absence de capacité d’expertise en analyse biomédicale de la part de notre pays. La présidente du MUST juge « irresponsable d’autoriser que des substances inconnues soient inoculées dans le corps des congolais.