Une partie de la clôture du centre Don Bosco engloutie par l’érosion

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La pluie qui s’est abattue dans la matinée du 1er janvier 2023 à Brazzaville a emporté une partie du mur de la clôture du centre de formation aux métiers qualifiants Don Bosco au quartier Soprogi, dans le 9ème arrondissement Djiri.

Les pluies qui se sont abattues le 30 décembre et le 1er janvier ont occasionné l’avancée spectaculaire de l’érosion qui menaçait déjà le centre de formation aux métiers qualifiants Don Bosco à Soprogi. Une partie du mur de sa clôture a été finalement engloutie par l’érosion. Cette situation inquiète les responsables de ce centre professionnel qui accueille plus de 540 apprenants.

« Hier nous avons lancé un cri de cœur aux autorités compétentes avant même que l’érosion ne  gagne l’école, malheureusement rien n’avait été entrepris jusqu’à ce jour. Et aujourd’hui avec l’écroulement du mur, ce qu’on craignait est finalement arrivé. Actuellement, nous vivons dans l’insécurité et craignons pour la sécurité de nos apprenants, puisque l’érosion progresse. Nous  courrons un grand danger parce que les cours vont reprendre ce 3 janvier », dit le Directeur du centre Don Bosco, Remy Nkanku.

« Au stade de l’érosion, seuls les pouvoirs publics peuvent trouver des solutions idoines. Raison pour laquelle nous lançons à nouveau un S.O.S au gouvernement pour décompter cette triste situation », appelle-t-il.

La même érosion a également emporté à son passage de nombreuses habitations, des poteaux et des câbles électriques avec, ainsi que des installations de la compagnie ‘’ La  Congolaise des eaux’’. Et par conséquent, les populations de cette zone sont   actuellement privées d’eau et d’électricité.

« C’est vraiment désolant de voir des maisons  ainsi ravagées.  C’est depuis 2015 que nous parlons de cette érosion. Nous n’avons reçu aucune assistance et  les dégâts ne font que se multiplier. Nous redoutons le pire, parce que les câbles qui sont à même le sol peuvent provoqués un court-circuit en cas de pluie. C’est un danger permanant, tant pour les élèves que les populations », laisse entendre un habitant de Soprogi, Henri Bossenga.

Si rien ne se fait pour pallier cette érosion, les habitants de Soprogi vivant à quelques encablures du ravin comptent faire un sit-in à la mairie.