Tribalisme d’Etat: un mbochis remplace un autre à la tête de la gendarmerie du Congo

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Ceux qui crient chaque jour à l’unité nationale, osant même accuser les sudistes d’être habités par le démon du tribalisme, sont les mêmes qui ont fait des responsabilités d’État une affaire des Mbochis et des nordistes. Au commandement de la gendarmerie nationale, le général Victor Moigny a été remplacé par un autre Mbochis, à savoir Gervais Akouangué, lui-même ayant cédé son poste à la tête de la Garde Républicaine à un autre Mbochis.

Tout porte à croire que dans la tête des Mbochis, les officiers sudistes dans les forces armées congolaises ne valent rien et ne sont que des couches de second niveau qui ne méritent aucun poste de responsabilité. Ces mêmes militaires Mbochis qui ont pris le Congo en otage et incapables de répondre aux provocations de l’armée angolaise.

« Le général de brigade est nommé commandant de la gendarmerie nationale », indique le décret 2023-1 du 3 janvier 2023. Titulaire du diplôme supérieur d’officier de gendarmerie en France, il succède au général Paul Victor Moigny. Le général Gervais Akouangué était jusqu’à sa nouvelle promotion commandant de la Garde républicaine depuis 2018.

Diplômé de l’Ecole de guerre du Maroc et de l’Institut des hautes études de défense nationale de France, le nouveau promu avait occupé par le passé les fonctions de commandant de la Compagnie d’instruction de l’Ecole de la gendarmerie nationale et chef de division emploi à la direction des opérations de la gendarmerie nationale.

Détaché à la Maison militaire du président de la République en 1997, Gervais Akouangué a servi en qualité de chef d’état-major du bataillon de protection et de directeur des opérations à la Direction générale de la sécurité présidentielle. Le nouveau commandant de la gendarmerie nationale est issu de la première promotion de l’Académie militaire Marien-Ngouabi.