Sommet des BRICS : 6 nouveaux membres, dont l’Egypte et l’Éthiopie

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(From L to R) President of Brazil Luiz Inacio Lula da Silva, President of China Xi Jinping, South African President Cyril Ramaphosa, Prime Minister of India Narendra Modi and Russia's Foreign Minister Sergei Lavrov attend the 2023 BRICS Summit at the Sandton Convention Centre in Johannesburg on August 24, 2023. (Photo by Phill Magakoe / AFP)

Le club des BRICS, composé de cinq économies émergentes qui se sont réunies pour faire basculer l’ordre international au détriment de l’Occident, a annoncé jeudi son intention d’élargir le nombre de ses membres, alimentant ainsi les inquiétudes quant à un fossé mondial de plus en plus important.

Le groupe a déclaré que l’Argentine, l’Égypte, l’Éthiopie, l’Iran, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite avaient été invités à le rejoindre, et que leur adhésion débuterait en janvier.

Le groupe des BRICS, qui comprend le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, a indiqué cette expansion lors d’un sommet en Afrique du Sud qui a suscité un intérêt mondial rarement vu ces dernières années.

Le groupe représente un quart de l’économie mondiale et environ 40 % de la population mondiale. Il cherche de plus en plus à faire contrepoids à la domination des forums dirigés par l’Occident, tels que le Groupe des Sept et la Banque mondiale.

« Nous sommes parvenus à un consensus sur la première phase de ce processus d’expansion et d’autres phases suivront. Nous avons décidé d’inviter la République argentine, la République arabe d’Égypte, la République fédérale démocratique d’Éthiopie, la République islamique d’Iran, le Royaume d’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis à devenir membres à part entière des BRICS. L’adhésion prendra effet à partir du 1er janvier 2024, » a décrété Cyril Ramaphosa.

Malgré l’unité affichée en public lors de cette conférence étroitement contrôlée, les membres des BRICS ont présenté des points de vue divergents sur l’expansion. Plusieurs dirigeants ont mis en garde contre un retour à un ordre mondial diviseur rappelant la guerre froide. L’Inde, qui est engagée dans un conflit territorial avec la Chine, a cherché à éviter de diluer son propre rôle dans le groupe au profit de pays plus proches de la Chine. Le Brésil et l’Afrique du Sud ont voulu éviter de s’aliéner leurs partenaires d’Europe et d’Amérique du Nord.

Selon Cobus van Staden, chercheur au China Global South Project, la décision d’inclure l’Iran dans le groupe indique que la Russie et la Chine ont effectivement exercé des pressions en faveur de son inclusion.