Relance Ecair: un accord avec les ex travailleurs sur leur argent

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Équatorial Congo Airlines a signé une espèce de pacte de non-agression avec ses désormais ex travailleurs.

La compagnie Ecair a finalement trouvé un modus vivendi avec ses travailleurs, y compris ceux qui l’ont traînée devant le tribunal.

Selon nos informations, les agents d’Ecair sont entrain de percevoir au total 9 mois de leur ancien salaire net. En détail, il s’agit de « 2 mois au titre de chômage technique, 4 mois d’arriérés correspondant aux mois de septembre à décembre 2016, et de 3 mois d’indemnité de séparation », peut-on y lire dans le contrat transactionnel, assorti d’une clause de confidentialité, auquel nous avons eu accès.

Préalablement, avant de passer à la caisse, les agents d’Ecair signent un document dans lequel ils reconnaissent le calcul qui a été fait, et surtout, ils renoncent à toute action en justice contre leur ancien employeur.
Il est fait application, à l’appui de ce deal, à 2 articles du code civil.

Le principe de « vaut mieux une bonne séparation qu’un mauvais procès » semble donc avoir mis d’accord les deux parties. Beyina Moussa, la directrice générale, présente sur les lieux, veille elle-même à la réussite de cette espèce d’opération de « paiement d’arriérés de salaires muée en paiement des droits de ses agents. Est-ce pourquoi elle a annulé le déplacement de Douala où se tient la conférence internationale sur le transport aérien en Afrique centrale(Citrac), organisée par le cabinet Bekolo &Partners, qui est, par ailleurs, impliqué dans la relance d’Ecair.
Comme rien n’a été rendu public, se posent les cas des agents décédés, de ceux qui ne sont plus au Congo…

A.Ndongo, journaliste économique et financier