Outre le choix de la fille de Sassou au poste de 1er Questeur du Sénat, un autre choix arbitraire a eu lieu à la Cour Suprême.

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Le 5 septembre 2023, un communiqué de presse de la Cour Suprême portant sur un appel à candidature a été lu à l’édition de 20 du Journal de Télé Congo.

En effet, sur instructions du Ministre d’État, Directeur du Cabinet du Président de la République, à l’occasion du renouvellement des membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, la cour Suprême devait choisir un juriste comme membre.

Lundi, 11 septembre 2023, quatre praticiens du Droit (deux hauts magistrats dont un admis à la retraite, un notaire et un inspecteur de l’enseignement technique et professionnel) ont vu leurs candidatures être validés. 

Peu avant que le début des opérations électorales, à 11h, dans la salle de la Cour Suprême, l’un des deux hauts magistrats en lice, retire sa candidature invoquant son « comptabilité ».

Lors de la présentation des trois candidats, le haut magistrat resté en lice s’est fait représenter et, dans ces conditions-là, a été autorisé à se présenter à l’élection au travers de son représentant. 

Le temps de prise de parole par les candidats n’ayant pas été défini à l’avance le 1er Président de la Cour Suprême qui patronnait le vote, le représentant du haut magistrat s’est exprimé plus longuement (plus de 20mn) que les deux autres dont le temps de parole a été court : 11 mn pour le 2è vice président de la chambre des notaires du Congo et 6 mn pour l’inspecteur.

A la proclamation des résultats, c’est le haut magistrat qui a été élu : 21 voix sur les 24 votants. Le 2è vice président de la chambre des notaires du Congo et l’inspecteur ont obtenu respectivement 2 voix pour l’un et 1 voix pour l’autre. 

Comme on peut le constater aisément, c’est triste de le dire, ici, la Cour Suprême, pourtant instance faîtière de la Justice Congolaise, a été, sans,  juge et partie !!! DRTV et le notaire candidat l’ont déploré.

Sans vergogne, après leur forfaiture, on entendait les hauts magistrats crier à l’endroit de l’heureux élu, « On boit où, on boit où !!! ».

Dans un pays sérieux où l’État de Droit, les hauts magistrats ne devaient pas voir leurs candidatures respectives être invalidées pour que la Cour Suprême ne se soit pas retrouvée dans la gênante de juge et partie. 

C’est vrai l’élu est un haut magistrat à la retraite, mais il n’en demeure pas il avait, avant le départ de cette élection, le soutien de ses collègues desquels il venait de se séparer !!!

C’est l’éternel tripatouillage systématique des élections mineures ou majeures. 

Comment n’avoir pas retenu la leçon de la rectitude, de la déontologie professionnelle et de la probité morale donnée leur collègue, Dame Mbourantsouo, haute magistrate du Gabon, qui a récemment, regretté d’avoir piétiné outrageusement pendant 32 ans la loi fondamentale de son pays ! Ce n’est qu’ici au Congo et aux yeux de la Cour Suprême où n’est juriste qu’un magistrat.