Mytho d’Oyo: Sassou propose la construction d’un chemin de fer d’une longueur d’environ 1000 Km pour unir le sud et le nord

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Selon le compte rendu du conseil des ministres du 17 janvier dernier, le gouvernement congolais réfléchissait à construire un chemin de fer d’une longueur d’environ 1000 Km entre le département de la Sangha (nord) et celui de Pointe-Noire (sud). Un projet titanesque et que le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso juge à la fois utile et stratégique pour accélérer le développement du pays, grâce à un effet de levier sur des projets, miniers situés dans d’autres départements du Congo ou ceux notamment liés au développement de la production de gaz liquéfié dans d’autres zones du Congo.

La construction d’une voie de chemin de fer entre le département de la Sangha et celui de Pointe-Noire et la mise à disposition des productions ainsi transportées au port minéralier en devenir de Pointe-Noire; projets intégrateurs et régionaux, dans la mesure où ils impliquent le pays voisin et frère du Cameroun.

Ces infrastructures impliqueront la création de centaines d’emplois et le développement des localités concernées dans le département de la Sangha. L’ambition du pays est, grâce à ces gisements et si leurs promesses sont tenues, de devenir un des trois plus grands producteurs de fer au monde.

Le consortium formé par la société Sangha Development Mining et ses partenaires entend débuter le développement de ces mines durant cette année et compte investir plus de 10 milliards de dollars, soit environ 5 400 milliards de frs CFA, pour une perspective de production annuelle de 10 millions de tonnes de fer à partir de l’année 2023, le secteur des mines apportant alors une valeur ajoutée inestimable à notre économie nationale et contribuer au développement.

Le numéro un congolais a ajouté que l’enjeu d’une mise en production diversifiée et significative dans ce secteur économique vital doit s’accompagner d’une action résolue du gouvernement, afin que soient mises à la disposition du secteur minier les infrastructures qui permettront de le rendre économiquement rentable.

Mais le gouvernement congolais se garde bien de donner une date pour la mise en service totale de ce chemin de fer, dont le coût total n’a pas été précisé.

Le calendrier est très lié aux questions de logistique et d’approvisionnement du ballast, des rails et des traverses béton dans des zones parfois difficiles d’accès.