Musique : quand le vinyle tourne rond !

Du 19 au 21 juin, c’est la grande foire du vinyle à la Galerie Basango de Pointe-Noire. Dépoussiérez les microsillons,  affûtez les saphirs, branchez les tourne-disques et remontez le temps des vieilleries !

C’est une technologie d’un autre âge.  L’âge d’une galette de zinc enduit de cire tournant à 78 tours minute, une invention signée par l’Allemand Emile Berliner en 1887. Merci Emile ! Le premier 33 Tours, pressé en 1948 par Columbia Records, sera celui du violoniste russe Nathan Milstein, accompagné par l’Orchestre Philharmonique de New York. L’année suivante marquera l’apparition du 45 Tours à destination des juke-boxes, commercialisé par RCA. Le succès du disc-compact, lancé par Philips en 1983 marquera le déclin du vinyle. Voilà pour l’histoire ! Oui mais voilà, Edrine Samba, audiophile convaincue et organisatrice de cette jolie foire, entend ressusciter l’histoire. Notre histoire. Celle qui nous lie irrésistiblement aux « vieilleries » de notre pays et d’ailleurs..

Ainsi se déroule la première édition de la grande foire du vinyle, du 19 juin au 21 juin, à la galerie Basango pour faire renaître de leurs cendres ceux qui auront marqué d’une pierre blanche le temps glorieux de la musique congolaise. Que l’on soit nostalgique du temps passé ou DJ, collectionneur ou disquaire, l’occasion est belle d’aller fouiner la Galerie Basango pour trouver le disque qui nous fera « craquer ».  Ce doux craquement, si cher à nos oreilles averties et sorti des platines rebranchées pour l’occasion, nous invite librement à cette brocante du disque agrémentée d’un programme pour le moins attrayant et varié : Exposition photo,  projection ciné avec le film « A la recherche du vinyle d’Ebène » de Rufin Mvou, émission Live TV, disquaire day, rencontres avec certains membres des Bantous de la Capitale ou encore avec le célèbre producteur Anitha Ngapy, sans oublier ce grand témoin de l’histoire qu’est Georges Castador, la liste est longue et riche de surprises.

Dans un pays peu enclin à préserver ses archives musicales et son patrimoine culturel, on se réjouira également d’un Master Class pour se former aux techniques  de conservation et comme un retour sur le futur, apprendre encore à mixer sur vinyle car, quoiqu’on en pense, le vinyle reste toujours d’actualité pour de grands artistes dans le monde, d’aucun persistant à penser que la pochette est de surcroit une œuvre d’art à part entière, à l’image de la célèbre banane  dessinée par le génie du Pop Art Andy Warhol,  sur la pochette de l’album « The Velvet Underground » sorti en 1967.  Pour finir, il vous sera possible d’assister à la vente aux enchères de la Grande Foire aux Vinyles sans chercher toutefois à battre le record de « Once Upon A Time in Shaolin » de Wu-Tang Clan, album tiré en un seul exemplaire et vendu aux enchères à 1,6 million d’euros, détrônant ainsi le record du « White Album » des Beatles, exemplaire N° 0000001 appartenant au batteur Ringo Starr et vendu quant à lui à 645 000 euros.