Moscou ironise sur les États-Unis qui n’ont pas accordé de visas à des journalistes russes

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Avant de partir pour New York, où il doit présider lundi 24 avril une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, Sergueï Lavrov a donné le ton dimanche 23 avril. Il s’est indigné du fait que Washington n’ait pas délivré de visas aux journalistes russes censés l’accompagner. Une décision « lâche », a estimé le chef de la diplomatie russe.

« Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas », a prévenu Sergueï Lavrov. Visiblement irrité par le fait que les journalistes russes devant l’accompagner lors de ce déplacement à New York n’ont pas obtenu de visa, le ministre russe des Affaires étrangères a ironisé sur le fait que les États-Unis avaient ainsi démontré ce que valaient leurs déclarations sur la liberté d’expression.

Sergueï Riabkov, vice-ministre des Affaires étrangères, a pour sa part dénoncé une moquerie de la part de Washington, ajoutant que Moscou trouverait une réponse pour que les Américains se souviennent longtemps que cela ne se fait pas.

Ce nouvel épisode de tensions entre Washington et Moscou intervient trois semaines après l’arrestation en Russie d’Evan Gershkovich, correspondant du Wall Street Journal. Les autorités russes accusent Evan Gershkovich d’espionnage, ce que le quotidien financier américain et le journaliste démentent catégoriquement.

Sergueï Lavrov est attendu au siège américain de l’ONU pour assumer la présidence tournante du Conseil de sécurité. Et si une rencontre avec le patron de l’organisation internationale, Antonio Guterres, est confirmée, rien n’indique pour le moment qu’il rencontrera son homologue américain, Antony Blinken.