Le pouvoir s’oppose au bitumage d’une route dans la Bouenza par des natifs du coin

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Si au Mali, Sénégal, Burkina Faso et en Guinée, les autorités facilitent l’implication de leur diaspora et citoyens dans le développement national, au Congo, les autorités n’admettent jamais la concurrence citoyenne au risque de perdre le peu de considération auprès du peuple qui leur reste encore. Des natifs de la Bouenza ont été empêchés de bitumer la route Madingou- Mabombo avec l’excuse que cette responsabilité revient à l’État.

Relier Madingou à Mabombo dans la Bouenza est un parcours de combattants pour les usagers de l’unique route de 91km. Pendant la saison des pluies des agriculteurs de Mabombo se plaignent de ne pouvoir couler vers les grandes villes leurs récoltes et sont obligés passer encore par Mouyondzi pour ce faire.

Des natifs de cette zone de la Bouenza ont pu obtenir des financements des organismes internationaux pour le bitumage de cette route. Malgré qu’ils ont voulu associer l’État à cette initiative, il leur a été notifié que le bitumage des routes nationales revenait exclusivement au pouvoir.

Rappelons que Dangoté a été confronté au même problème quand il a voulu bitumer le tronçon Bouansa Mfila. Le pouvoir lui a demandé de leur remettre les fonds alloués à cet effet, et connaissant l’État Congolais, le milliardaire Nigérian est passé à autre chose. L’État est démissionnaire où le besoin existe.

Ces natifs de la Bouenza ne comprennent pas pourquoi le même État autorise aux citoyens du nord de bitumer des voies dans leurs villages et interdit ceux du sud de le faire. A Boundji, on a vu comment Denis Gokana a bitumé plus de 5 km sans que l’État ne le lui interdise.

La route est la base du désenclavement de l’arrière pays et il est incompréhensive que le pouvoir de Brazzaville agisse de la sorte envers les citoyens qui veulent s’arrimer à cette grande tâche du désenclavement.

Les populations de Madingou et Mabombo continueront encore de souffrir à cause de la mauvaise volonté de l’État qui ne fait rien mais empêche les citoyens d’agir. Rappelons que cela fait plus de 10 ans depuis que Sassou Nguesso a promis de bitumer cette route.