JDO et Obara dirigent désormais deux des trois Loges maçonniques du Congo

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Une première dans l’histoire de la franc-maçonnerie au Congo, deux de ses trois Loges sont désormais sous l’autorité de deux sécurocrates du régime de Mpila, originaires de la Cuvette. Une grosse prise qui a pour unique but de renforcer leur emprise sur les francs-maçons du pays afin d’éviter des critiques contre le clan Sassou au pouvoir.

En dehors de la GOCB constituée en grande partie des opposants au régime et qui échappe au contrôle du régime après l’éviction du Grand-Maître Marius Mouambenga et son remplacement par Donatien Kivouvou, les deux autres obédiences maçonniques du Congo ont été récupérées par le pouvoir de Brazzaville.

C’est Jean Dominique Okemba qui assure la présidence intérim de la GLC ( Grande Loge du Congo ) dont le Grand-Maitre n’est entre autre que Denis Sassou Nguesso, chef de l’État. Philip Obara, patron du CID ( centrale d’intelligence du pays) qui a été initié par Okemba vient d’être placé à la tête de l’autre obédience en qualité du Grand-Maitre pour la rapprocher du palais présidentiel et avoir un contrôle total sur ses membres.

Au Congo, l’emprise de la GLC sur l’État est total et en être membre est devenu une condition pour une promotion professionnelle. Par les Loges, le clan Sassou entend avoir un contrôle sur les personnes placées à la tête de l’administration et surtout jouir de leur fidélité et soumission. Les frères ne se font pas du mal.

Avec l’introduction de la sorcellerie africaine dans les Loges, les sacrifices humains sont devenus une obligation ainsi que des rituels africains ayant un lien avec le sang humain. L’homosexualité aussi est devenue une forme de contrainte visant à créer un pouvoir de domination sur les initiés qui livrent leurs fesses.

La Grande Loge du Congo (GLC) est une obédience maçonnique congolaise instituée par la Grande Loge nationale Française (GNLF).

En novembre 2002, le président congolais Sassou Nguesso est intronisé grand maître de la Grande Loge du Congo (GLC) par Jean-Charles Foellner, alors grand maître de la Grande Loge nationale française (GNLF). Au mois d’octobre 2003, ce sera au tour du chef de l’État d’initier un autre président, le Centrafricain François Bozizé1.

Bien qu’elles proscrivent à la fois l’athéisme et le débat politique, les loges africaines dites « régulières », dont la figure tutélaire est le président congolais Denis Sassou Nguesso, sont actuellement déchirées par les ambitions politiques de leurs grands maîtres.