JDO et Obara di­rigent dé­sor­mais deux des trois Loges ma­çon­niques du Congo

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1885

Une pre­mière dans l’his­toire de la franc-ma­çon­ne­rie au Congo, deux de ses trois Loges sont dé­sor­mais sous l’au­to­rité de deux sé­cu­ro­crates du ré­gime de Mpila, ori­gi­naires de la Cu­vette. Une grosse prise qui a pour unique but de ren­for­cer leur em­prise sur les francs-ma­çons du pays afin d’évi­ter des cri­tiques contre le clan Sas­sou au pou­voir.

En de­hors de la GOCB consti­tuée en grande par­tie des op­po­sants au ré­gime et qui échappe au contrôle du ré­gime après l’évic­tion du Grand-Maître Ma­rius Mouam­benga et son rem­pla­ce­ment par Do­na­tien Ki­vou­vou, les deux autres obé­diences ma­çon­niques du Congo ont été ré­cu­pé­rées par le pou­voir de Braz­za­ville.

C’est Jean Do­mi­nique Okemba qui as­sure la pré­si­dence in­té­rim de la GLC ( Grande Loge du Congo ) dont le Grand-Maitre n’est entre autre que De­nis Sas­sou Nguesso, chef de l’État. Phi­lip Obara, pa­tron du CID ( cen­trale d’in­tel­li­gence du pays) qui a été ini­tié par Okemba vient d’être placé à la tête de l’autre obé­dience en qua­lité du Grand-Maitre pour la rap­pro­cher du pa­lais pré­si­den­tiel et avoir un contrôle to­tal sur ses membres.

Au Congo, l’em­prise de la GLC sur l’État est to­tal et en être membre est de­venu une condi­tion pour une pro­mo­tion pro­fes­sion­nelle. Par les Loges, le clan Sas­sou en­tend avoir un contrôle sur les per­sonnes pla­cées à la tête de l’ad­mi­nis­tra­tion et sur­tout jouir de leur fi­dé­lité et sou­mis­sion. Les frères ne se font pas du mal.

Avec l’in­tro­duc­tion de la sor­cel­le­rie afri­caine dans les Loges, les sa­cri­fices hu­mains sont de­ve­nus une obli­ga­tion ainsi que des ri­tuels afri­cains ayant un lien avec le sang hu­main. L’ho­mo­sexua­lité aussi est de­ve­nue une forme de contrainte vi­sant à créer un pou­voir de do­mi­na­tion sur les ini­tiés qui livrent leurs fesses.

La Grande Loge du Congo (GLC) est une obé­dience ma­çon­nique congo­laise ins­ti­tuée par la Grande Loge na­tio­nale Fran­çaise (GNLF).

En no­vembre 2002, le pré­sident congo­lais Sas­sou Nguesso est in­tro­nisé grand maître de la Grande Loge du Congo (GLC) par Jean-Charles Foell­ner, alors grand maître de la Grande Loge na­tio­nale fran­çaise (GNLF). Au mois d’oc­tobre 2003, ce sera au tour du chef de l’État d’ini­tier un autre pré­sident, le Cen­tra­fri­cain Fran­çois Bo­zizé1.

Bien qu’elles pros­crivent à la fois l’athéisme et le dé­bat po­li­tique, les loges afri­caines dites « ré­gu­lières », dont la fi­gure tu­té­laire est le pré­sident congo­lais De­nis Sas­sou Nguesso, sont ac­tuel­le­ment dé­chi­rées par les am­bi­tions po­li­tiques de leurs grands maîtres.