Injustice : contrôlé à 2 h du matin sans papiers, Yves Sassou Nguesso relâché par la police

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Cette injustice prouve à quel point cette mesure ne frappe que les congolais lambda et non les enfants et proches des autorités alors que la constitution stipule que tous les citoyens sont égaux devant la loi. Yves Sassou Nguesso, petit-fils du chef de l’État n’a pas été embarqué par une patrouille de police qui l’a contrôlé sans carte d’identité au centre-ville à 2 heures du matin. «Tout celui qui sera contrôlé après 21heures sans carte d’identité sera pris» du ministre Mboulou a été saboté par la police.

Ce 12 janvier 2023 aux environs de 2heures du matin, une patrouille de police a intercepté un véhicule non loin du rond point de la coupole. Les trois occupants du dit véhicule n’avaient aucune pièce d’identité avec eux, sauf que le chauffeur s’est avéré n’être entre autre que le fils de Wamba Sassou Nguesso.

S’autocensurant, le chef de la patrouille qui est un officier de police n’a pas tergiversé et demandé au fils du chef de l’État de poursuivre son chemin avec les deux filles qui l’accompagnaient.

Pourtant dans sa déclaration, le ministre Raymond Mboulou a bel et bien que toute personne qui n’aura pas sa carte d’identité au delà de 21heures sera arrêté. Cette incapacité de la police à frapper les parents des dignitaires pose un problème d’étique et de responsabilité au pays. Ceux qui sont censés montrer l’exemple, foule au pied les décisions gouvernementales.

Pendant ce temps, des pauvres congolais sont obligés de restreindre leur mobilité au-delà de 21heures. Des mamans qui se débrouillent sur les trottoirs dans le commerce pour nourrir leurs enfants se voient très affectées par cette mesure alors que les enfants des autorités se permettent de violer la loi aux yeux des forces de l’ordre.

Yves Sassou Nguesso, chômeur de luxe de son état ne vit que de l’arnaque profitant de son immunité présidentielle. Rappelons qu’il n’a même pas donné même 1000 frs aux policiers pour boire une bière. Il s’en est allé tranquillement avec les deux filles qui l’accompagnaient.