Infrastructures : l’avenue des caravanes en état de dégradation

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Située dans le sixième arrondissement de Pointe-Noire, Ngoyo, l’avenue des caravanes est en mauvais état et le transport en commun sur cette avenue devient de plus en plus difficile.

L’avenue des caravanes traverse trois grands quartiers, Tchimani, Tchimbambouka et Ngoyo Péage. Elle connaît, depuis de nombreuses années, des écoulements des eaux pluviales importants dans sa plus grande partie.

 En 2013, la commune a décidé de réinventer cette voie en investissant dans la réalisation des canalisations  afin de guider les eaux de ruissellement vers des espaces moins vulnérables. Malheureusement, ces travaux ont été  plusieurs fois interrompus avant d’être définitivement stoppés.

En 2020,  la nouvelle équipe municipale dirigée par Jean François Kando décide de finaliser ces travaux initiés par la mandature précédente mais ils ont été une fois de plus stoppés.

Aujourd’hui, l’administration communale a une nouvelle représentation et la population a décidé de se plaindre auprès d’elle pour la reprise urgente des travaux d’asphaltage de ce tronçon qui se sont arrêtés au niveau du terrassement.

Les transporteurs affirment que l’état de cette route est à la base de plusieurs pannes de leurs véhicules.  Par  endroit, cette route ressemble à une rivière, l’eau et la boue sont partout, empêchant la libre-circulation des personnes et des biens dans cette zone.

La population riveraine, quant à elle, s’inquiète de son sort, particulièrement en cette saison pluvieuse. Elle se plaint de la présence de la boue qui gagne progressivement les habitations et empêche de circuler normalement. « Cette route se dégrade du jour au jour. Nous vivons dans un quartier enclavé. Nous sommes abandonnés par tous. On n’y peut plus. Si les autorités  sont soucieuses de nous, qu’elles cherchent à améliorer cette voie », ont dit les habitants.

L’avenue des caravanes constitue un itinéraire culturel historique fort significatif non seulement pour la République du Congo mais également pour les pays environnants et pour la diaspora historique des Afro-descendants. Cette route est un témoignage vivant et intègre de la traite négrière transatlantique dont les effets relativement tragiques demeurent gravés dans la mémoire collective africaine et, par-delà le continent, de l’humanité. Jadis, les caravanes d’esclaves empruntaient cette route pour atteindre la côte où ils étaient embarqués sur des navires négriers. D’où l’importance de la réhabiliter afin de conserver le livre de cette histoire dont le Congo demeure la bibliothèque.