Dave Mafoula dénonce la dérive du pouvoir

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Donné perdant des élections législatives dans la première circonscription de Mossaka, le président du parti Les Souverainistes, Uphrem Dave Mafoula maintient la pression sur Oscar Otoka donné vainqueur au premier tour. Il désapprouve les comportements antirépublicains des antennes locales des pouvoirs publics. Il dénonce des dysfonctionnements et des fraudes massives, autant exige la vérité des urnes et la justice.

Dans sa conférence de presse postélectorale le 21 juillet à Brazzaville, l’ancien candidat à la présidentielle a dénoncé une fracture démocratique les 4 et 10 juillet lors des votes. Il a constaté « des cas honteux dénoncés un peu partout. De Pointe-Noire à Impfondo, en passant par Dolisie, Sibiti, Nkayi Mouyondzi, Ngo, Ouesso : retraits des noms des candidats sur les listes, manque de logos sur les bulletins de vote, corruptions et achat de conscience, menace et intimidation, fraude généralisée et massive, impunité, confiscation des procès-verbaux par les présidents des bureaux de votes, manque de transparence des résultats ».

A Mossaka I, prétend-il, ces élections n’ont pas été inclusives et n’ont pas offert l’égalité des chances à tous les citoyens admissibles à y participer, que ce soit en tant qu’électeurs ou en tant que candidats. Il a noté à cet effet, que « certains compatriotes, remplissant les critères de candidature, se sont vus refuser ce droit, par des menaces et des intimidations, certains ont vu leurs noms disparaitre des listes des candidats, comme par l’effet de la poudre de perlimpinpin, certains citoyens se sont vus privés de leurs cartes d’électeurs ».

Ces élections, insiste Dave Mafoula, n’ont pas été transparentes parce que « certains présidents des bureaux de vote ont affichés, un peu partout, une volonté générale de confiscation des procès-verbaux, des citoyens lambda se sont retrouvés détenteurs de plusieurs milliers de cartes d’électeurs, certains candidats en complicité avec certaines autorités administratives locales, ont fait voter des mineurs et des sujets étrangers ».

Le président des Souverainistes croit en outre que ces élections n’ont été organisées de façon responsable car, « la police et la gendarmerie se sont parfois retrouvées au service de la classe au pouvoir, en laissant impunis et relaxant des fraudeurs, certains candidats ont fait usage des moyens de l’État, certains candidats, comme moi à Mossaka, ont été violenté et arbitrairement détenu ».

Il ne comprend pas comment et pourquoi, ses adversaires qu’il soupçonnent de n’être pas innocent dans cet état de chose « lancent des appels d’unité de Mossaka, comme s’il pouvait y avoir unité dans l’irrespect total de la souveraineté d’un peuple ». Quant aux résultats des élections, dit-il, « je les ai tout simplement contestés, en saisissant le juge constitutionnel, de qui nous attendons une décision juste ».

De ce scrutin, Dave Mafoula a retenu « une volonté imposée de manipulation intentionnelle des processus électoraux, un recul historique de notre démocratie et de nos institutions. Au lieu d’être un moment de sursaut républicain, ces élections, n’ont fait qu’amplifier la fracture démocratique et politique dans notre pays, créer d’autres conditions de fragilité économique et sociale ; augmenter la peur des congolais, leur angoisse, leur inquiétude, leur colère, et provoquer des conflits de tous ordres. En fait, c’est le rapport élections -paix -sécurité dans notre pays qui vient d’être à nouveau mis à mal ». Quelle régression historique, s’est-il, exclamé.