Congo/Hcr : Le pays finalise l’adhésion sur la réduction des cas d’apatridie

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La République du Congo a été classée au 97e rang des Etats partie à la Convention de 1954 et au 79e  de la Convention de 1961, suite à la finalisation, récemment à Brazzaville, du processus d’adhésion, 4 ans après son engagement sur la réduction des cas d’apatridie, stipule le communiqué de presse du Haut-commissariat des réfugiés (Hcr), parvenu à l’Aci.

« L’adhésion du Congo à ces conventions est une avancée remarquable. Elle témoigne de l’engagement sans faille du pays à éradiquer l’apatridie, qui a des conséquences terribles sur la vie de millions de personnes à travers le monde », a déclaré le Haut-commissaire assistante du Hcr en charge de la protection, Mme Gillian Triggs.

Pour elle, le Congo montre l’exemple à d’autres pays d’Afrique. La situation difficile dans laquelle se trouvent des millions d’apatrides peut trouver une solution par le biais d’une volonté politique et de changements législatifs.

Le Congo à près de 6 millions d’habitants, environ 200 000 personnes ont été identifiées par le gouvernement comme étant potentiellement à risque d’apatridie. En effet, en 2019, le pays s’était formellement engagé à signer ces conventions majeures lors de la réunion du Comité exécutif du HCR, indique le communiqué.

Rappelant qu’en 2014, le Hcr avait lancé sa campagne mondiale qui avait pour but de mettre fin à l’apatridie. Depuis son lancement, 23 États ont adhéré à l’une ou aux deux Conventions sur l’apatridie, témoignant d’une volonté politique renforcée de mettre fin à cette situation.

Par ailleurs, des dizaines de milliers de personnes à travers l’Asie, l’Europe, l’Afrique et les Amériques disposent désormais de nouveaux moyens d’accéder à la citoyenneté grâce à des changements législatifs adoptés récemment.

A ce jour, des millions de personnes à travers le monde sont privées de nationalité. Le Hcr a dénombré plus de 4,4 millions de personnes apatrides ou de nationalité indéterminée dans 95 pays en 2022. Pour ce faire, ces personnes ne pouvaient pas exercer pleinement leurs droits fondamentaux et participer à la vie de la société. Ils n’ont pas également accès à l’éducation, aux soins de santé, au marché du travail formel, à la liberté de circulation ou au droit de vote.

Le Hcr travaille en étroite collaboration avec le gouvernement congolais pour prévenir et mettre un terme aux problèmes d’apatridie sur son territoire. Il est prêt à soutenir la République du Congo dans la mise en œuvre des deux conventions.

Plus de 30 300 actes de naissance ont été délivrés à des personnes présentant un risque d’apatridie depuis 2018, dont 5300 à des autochtones particulièrement vulnérables, dans le cadre de l’appui du Hcr aux efforts du gouvernement visant à améliorer les systèmes d’enregistrement des faits d’état civil et à lutter contre ce phénomène dans le pays.

(ACI/Nadège Makoubama)