A quoi servent les officiers sudistes dans l’armée congolaise?

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On assiste à des nominations dans les forces armées congolaises qui n’affectent que les ressortissants de la Cuvette à tous les postes stratégiques. l’armée est passée de républicaine à une milice déguisée dont les composants issus du Sud jouent les figurants pour cacher le tribalisme. Les nominations à la tête de la gendarmerie et la garde républicaine poussent plus d’un à s’interroger sur l’utilité des officiers supérieurs sudistes dans les FAC.

Un État responsable est celui qui bâtit sa sécurité et son avenir en comptant sur toutes les ressources humaines nationales. On a vu un peu partout au monde comment les armées tribales ont été défaites facilement en cas d’agression étrangère. Une bonne partie des militaires marginalisés ont évité de risquer leurs vies pour des chefs régionalistes.

Si le Congo rentrait en guerre avec un pays voisin, il est évident que les militaires sudistes déserteront et laisseront ceux du nord combattre et défendre leur pouvoir. Le pays capitulera facilement et sera à la merci du vainqueur. La RDC subit les conséquences de ce tribalisme dans l’armée depuis la chute de Mobutu en 1996.

Sur 100 % des militaires promus au grade de général par exemple, 98% sont nordistes. La majorité des garnisons sont dirigées par les officiers nordistes ainsi que tous les postes de responsabilité stratégiques leurs appartiennent. Pourtant lors de son coup d’État de 1997, il a fallu l’aide de l’Angola pour l’emporter. Denis Sassou Nguesso est devenu le parrain du tribalisme dans toute l’administration congolaise.

Aujourd’hui, le pays est dans la ruine à cause de ces choix erronés qui ont mis à nu l’incapacité des nordistes à gérer un pays de 4 millions d’âmes bourré des richesses naturelles. Tout se joue au Congo sur l’axe Oyo-Boundji-Owando- Makoua.

Les officiers sudistes ont été relégués au second plan comme s’ils n’étaient pas des congolais et doivent se contenter de ce qu’on leur offre. Une Nation dont la gouvernance est basée sur l’exclusion d’une partie de son peuple, n’a jamais d’avenir, et le cas du Congo est visible. Malgré toutes les opportunités, le pouvoir Mbochis n’a pas pu apporter le bien-être aux Congolais moins encore à ses propres frères nordistes.