Selon Moscou, des journalistes occidentaux se préparaient à couvrir l’assaut ukrainien sur Zaporojié

0
464

D’après la Défense russe, Kiev aurait tenté d’ajouter au cortège de l’AIEA le 1er septembre des journalistes ukrainiens et occidentaux « spécialement sélectionnés » pour couvrir l’assaut ukrainien – finalement déjoué – de la centrale de Zaporojié.

Dans un communiqué de presse publié ce 4 septembre, le ministère russe de la Défense affirme que le gouvernement ukrainien a tenté de glisser le 1er septembre des journalistes ukrainiens et occidentaux non prévus au cortège de l’AIEA, afin qu’ils informent la communauté internationale de la prise de la centrale par un commando ukrainien.

« Lors de la préparation par le régime de Kiev et ses sponsors occidentaux de l’opération de reprise du contrôle sur la centrale nucléaire de Zaporojié du 1er septembre dernier, des « représentants des médias » ukrainiens, américains et britanniques ont été spécialement sélectionnés et formés pour informer la communauté mondiale de la reprise de contrôle sur la centrale par Kiev en présence de la mission de l’AIEA », déclare ainsi le ministère russe de la Défense.

A cette fin, le gouvernement ukrainien a « ajouté des voitures avec des journalistes ukrainiens et occidentaux au cortège de voitures de l’AIEA » qui ne figuraient pas sur les listes convenues de la mission, est-il indiqué dans le communiqué. Or, selon la Défense russe, « toutes les personnes non autorisées essayant de franchir la ligne de démarcation avec le cortège de voitures de l’AIEA ont été arrêtées et interdites de passage ».

Le 1er septembre, le ministère russe de la Défense avait fait état d’une tentative de prise par les troupes ukrainiennes de la centrale nucléaire de Zaporojié – contrôlée par l’armée russe, dans le cadre de l’« opération militaire spéciale » en Ukraine – alors même que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) entamait ce jour-là une visite sur le site. La Défense russe avait précisé que « des mesures [avaient] été prises pour détruire l’ennemi, notamment avec l’appui de l’aviation de l’armée de terre ».

Interrogé le jour même sur ces déclarations du ministère russe de la Défense, le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, sans réagir spécifiquement à ces allégations, avait fait savoir que l’ONU était satisfaite, « la Fédération de Russie [ayant] fait ce qu’il fallait pour assurer la sécurité [des] inspecteurs ».