Réformes macroéconomiques : le FMI accorde un crédit de 43 millions de dollars au Congo

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L’accord financier de 43 millionds de dollars (25,5 milliards FCFA) a été approuvé à l’issue de la quatrième revue du programme entre le Congo et le Fonds monétaire international (FMI) qui s’est achevée le 21 décembre, au titre de la facilité élargie de crédit.

La nouvelle facilité de crédit qui a porté le total des décaissements à 259,2 millions de dollars (environ 154,2 milliards FCFA) vise, d’après le conseil d’administration du FMI, à aider le gouvernement congolais à mettre en oeuvre les politiques de développement. Il s’agit de préserver la stabilité macroéconomique et de renforcer la reprise économique dans un contexte de forte inflation.

La quatrième revue a noté des avancées dans le suivi du programme triennal, en dépit des retards observés dans la mise en œuvre des réformes structurelles visant à accroître la transparence, à augmenter les recettes fiscales et à améliorer la gestion des investissements publics. « Les autorités ont pris des mesures correctives vigoureuses pour remédier au non-respect des critères de réalisation liés à la situation budgétaire et à la gestion du service de la dette, pour lesquels des dérogations ont été accordées », précise l’institution de Bretton Woods.

Le conseil d’administration du FMI a, pour cela, exhorté les autorités à poursuivre l’assainissement des finances publiques, tout en augmentant les dépenses sociales et de développement. Comme mesures clés à poursuivre, le FMI a insisté sur la rationalisation des subventions aux carburants, accompagnée d’un renforcement de l’aide sociale destinée aux personnes vulnérables, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’amélioration du recouvrement des arriérés d’impôts.

Enfin, la quatrième revue du programme revient sur la nécessité de diversifier l’économie congolaise à travers l’investissement privé, grâce à l’approfondissement des réformes structurelles et de la gouvernance. Elle implique l’amélioration de la transparence des finances publiques ainsi que du secteur pétrolier et le renforcement de la capacité opérationnelle de l’architecture de lutte contre la corruption, y compris l’amélioration du cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.