Métiers du bois : les Congolais formés en Chine seront accompagnés

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Les diplômés de l’Université technique professionnelle de construction de Guangcha Zhejiang, à Dongyang (Chine), ont été reçus le 23 novembre par l’ambassadeur de Chine en République du Congo, Ma Fulin, en présence de la ministre de l’Économie forestière, Rosalie Matondo.

Vingt-et-un jeunes artisans ont été formés pendant quatre ans à la sculpture, au dessin et au design sur bois par des enseignants de l’Université Guangcha Zhejiang. L’objectif du programme de formation est de permettre la transformation locale du bois, grâce à la valorisation des objets d’art, la décoration de l’intérieur, la menuiserie industrielle, etc. Le programme fait suite à un accord de partenariat conclu par les autorités de tutelle et la Société d’exploitation forestière Yuan Dong Congo (Sefyd).

Les étudiants désirent s’insérer rapidement dans la vie active et, surtout, partager leurs expériences aux autres jeunes des écoles techniques. « En plus des ateliers individuels, nous voulons travailler en collaboration avec des sociétés forestières, à l’instar de l’entreprise chinoise Sefyd. Les forestiers vont nous aider à produire du bois et à nous la transformation. Nous souhaitons que l’État congolais mette en place une structure pour pouvoir nous permettre de former d’autres jeunes », a lancé Gildas Eby, l’un des étudiants.

La mise en place du programme de formation aux métiers du bois est le résultat de la volonté politique, a martelé la ministre Rosalie Matondo, qui vise à offrir les opportunités d’emploi et de la main-d’œuvre qualifiée aux entreprises locales. « Nous disons deux choses à nos enfants : qu’ils ont la possibilité d’intégrer des entreprises et la capacité d’entreprendre, de créer des petites et moyennes entreprises privées. Notre rôle est de les accompagner, de créer les meilleures conditions de travail, quitte à eux de se perfectionner et de s’appliquer sur le terrain », a-t- elle signifié.

Ces artisans peuvent également compter sur l’accompagnement des partenaires chinois. En témoigne l’ambassadeur Ma Fulin qui a estimé que la formation des jeunes ne constitue qu’un premier pas dans le cadre de cette coopération. « Il reste beaucoup à faire pour l’adaptation des technologies acquises en Chine au savoir-faire congolais. La collaboration dans ce domaine n’est pas encore finie, nous allons continuer avec l’implication de toutes les parties prenantes. Toutefois, notre objectif est unique, de la coopération pour accompagner le pays dans son processus de développement », a assuré Ma Fulin.

Une nouvelle vague de trente étudiants devrait se rendre en Chine dans le cadre du même programme. Ceux-ci avaient bénéficié d’une formation préparatoire de deux mois au sein du Fonds d’appui à l’employabilité et à l’apprentissage.