Même si Sassou nomme Jésus Christ 1er ministre, les Mbochis vont toujours voler

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1972

Une per­sonne sé­rieuse et nor­male ne re­vien­dra ja­mais vers celle qui lui a par­donné une dette co­los­sale dont elle était in­ca­pable de sol­der. Mais il y a un homme mal­heu­reu­se­ment quelque part dans un beau pays ( qu’il a bou­sillé) qu’on ap­pelle De­nis Sas­sou Nguesso qui l’a fait. Ré­sul­tat : le vrai pro­blème du Congo, c’est lui.

Le groupe Ivoi­rien Ma­gic Sys­tem avait chanté «  pre­mier Gaou n’est pas Gaou, c’est deuxième Gaou qui est gnata ». Un re­frain que l’ac­tuel nu­méro un du Congo s’est ap­pro­prié à base d’in­com­pé­tence suc­ces­sive et hé­ré­di­taire.

Moins de 10 ans après avoir bé­né­fi­cié de l’ef­fa­ce­ment to­tal de la dette Congo­laise par les ins­ti­tu­tions fi­nan­cières, De­nis Sas­sou Nguesso est re­venu en­core vers elles pour s’en­det­ter. Même le plus idiot de Kin­kala ne peut com­mettre cette bê­tise propre d’un Ma­ma­dou ou Toto.

L’ef­fa­ce­ment d’une dette per­met nor­ma­le­ment à un État de se re­lan­cer car li­béré de cer­taines obli­ga­tions en­vers ses créan­ciers. Mais au Congo De­nis Sas­sou Nguesso en a pro­fité pour s’en­fon­cer de plus belle par des choix in­adap­tés et sur­tout le vol à vo­lonté.

Des po­li­tiques ayant sa­cri­fié l’ave­nir de plu­sieurs gé­né­ra­tions des Congo­lais qui ne savent plus à quel saint se vouer. Bien que conscient de son in­com­pé­tence et de sa cau­tion in­tel­lec­tuelle nulle De­nis Sas­sou Nguesso ne pense pas lâ­cher le mor­ceau.

De ce fait, il a fait re­cours à un autre an­cien mau­vais ges­tion­naire pour ten­ter de le sau­ver. En nom­mant Clé­ment Mouamba comme pre­mier mi­nistre, Sas­sou Nguesso croyait en­dor­mir comme il sait le faire ses par­te­naires éco­no­miques. Après il tente l’ex­pé­rience avec Ana­tole Col­li­net Ma­kosso

Avec l’ob­ten­tion du sta­tut PPTE, on a tout en­tendu sur Télé Fou­fou. Des jour­na­listes pro­pa­gan­distes nous fai­saient ava­ler que cette fa­veur du FMI al­lait per­mettre au chef de l’État de dé­ve­lop­per le pays, lui qui est un grand bâ­tis­seur. Au­jour­d’hui, ces mêmes jour­na­listes sont in­ca­pables d’être lu­cides et dé­fendent en­core les né­go­cia­tions avec le FMI tout en je­tant de nou­veau des fleurs à ce­lui qui en est la prin­ci­pale cause, à sa­voir De­nis Sas­sou Nguesso.

Mais au Congo l’unique et vrai pro­blème s’ap­pelle De­nis Sas­sou Nguesso. Il peut même nom­mer Jé­sus Christ à la tête de la pri­ma­ture, le Congo n’avan­cera ja­mais tant que lui est là.