Libreville très indignée contre Oyo sur les moqueries sur la santé d’Ali Bongo

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Le décès inopiné du ministre gabonais des affaires étrangères un jour après son retour du Congo, où, il a été reçu par Denis Sassou Nguesso a ravivé les tensions entre les deux pays. Si à Libreville, on soupçonne un empoisonnement, à Oyo, on remet en doute l’état de santé du président Gabonais Ali Bongo et les moqueries en ce sens sont parvenues dans les oreilles du clan Bongo. Le clan Sassou est jugé d’indigne par Libreville qui ne souhaite pas qu’un tel malheur frappe la famille Sassou Nguesso.

Le président français Emmanuel Macron qui a perdu la bataille du Sahel face au sursaut patriotique des peuples maliens et Burkinabé, mise désormais sur les dictateurs d’Afrique Centrale pour reprendre la main de la Francafrique. Il sera d’ailleurs en tournée au Gabon, Congo et en RDC au mois de mars.

Depuis des mois, les envoyés de l’Élysée tentent de jouer la médiation entre Ali Bongo et Denis Sassou Nguesso pour l’unique intérêt de la Francafrique. Les deux chefs d’États sont en froid et s’accusent mutuellement de déstabilisation.

Après les rumeurs sur la présence des hommes armés le long de la frontière du Gabon avec la Cuvette-Ouest Congolaise et surtout le vol des armes de guerre dans un dépôt de l’armée dans un village du Congo par des hommes venus du Gabon, Ali Bongo a dépêché son ministre des affaires étrangères à Brazzaville pour remettre une lettre à Denis Sassou Nguesso.

Ce ministre gabonais qui a été invité à un repas par Omar Denis Junior Omar Bongo, frère ennemi d’Ali Bongo est décédé brutalement le lendemain suite à un malaise en plein conseil des ministres à Libreville. Ce qui a poussé le clan Ali Bongo à soupçonner d’un manque de sincérité du clan Sassou.

Mais, à Oyo, on remet en doute les facultés intellectuelles d’Ali Bongo qu’on traite d’un cadavre au sommet de l’État. Des moqueries que Libreville dénonce tout en rappelant que nul n’est à l’abri des problèmes de santé. « Denis Sassou Nguesso ne souffre-t-il pas d’un cancer ? » chuchote un proche du président Gabonais dont le clan n’en fait pas un sujet de moqueries.