Le vaccin contre le paludisme désormais disponible au Congo

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« Le paludisme est la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité au Congo », a indiqué le ministre de la Santé et de la Population, Gilbert Mokoki, dans la déclaration du gouvernement lue le 24 avril, en prélude de la célébration de la Journée internationale de lutte contre le paludisme commémorée sur le thème « Exploiter l’innovation pour réduire la charge de morbidité du paludisme et sauver des vies »

Au Congo, le paludisme demeure un problème de santé publique car toute la population est exposée au risque de le contracter. Le taux de consultation est de 69, 8%,  celui d’hospitalisation est de 64,8% et de mortalité à 18, 4%, d’après les données statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé.

 Pour les moins de 5 ans, le paludisme représente 52, 8% des causes de consultation externe;  44,1% des causes d’hospitalisation et 28% des causes de décès au niveau des hôpitaux. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans constituent les groupes les plus vulnérables.

« Aujourd’hui au Congo, en sus des stratégies de lutte connues, les traitements efficaces, le vaccin contre le paludisme est désormais disponible, les experts sont à l’œuvre pour l’intégration de celui-ci dans les programmes élargis de vaccination », a annoncé le ministre.

La quinzième édition de la Journée internationale de lutte contre le paludisme a été commémorée sous le slogan « Ensemble et avec l’effort de tous, l’élimination du paludisme est possible ». La célébration de cette journée a été également l’occasion pour chaque citoyen de s’interroger sur ses activités au quotidien pour venir à bout de cette maladie dans son environnement.

Le ministre Gilbert Mokoki a rappelé également la politique et les stratégies mises en place par le gouvernement pour la lutte contre le paludisme. Parmi celles-ci, figurent la gratuité du traitement préventif intermittent chez la femme enceinte depuis 2008, la gratuité du traitement du paludisme simple et grave chez les enfants de moins de 5 ans depuis février 2008, la réduction du coût du diagnostic et du traitement de paludisme simple dans les formations sanitaires à moins de 1500 F CFA.

Par ailleurs, il a annoncé le programme d’activités de 2022 dans le cadre de la lutte contre le paludisme : la distribution de 87 414 antipaludiques et 4 138 tests de diagnostic rapide du paludisme dans les formations sanitaires publiques et les structures privées à but non lucratif au premier trimestre, afin de garantir un traitement précoce et efficace ainsi que l’installation du programme et son équipement grâce à l’appui de Catholic relief services ainsi que la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées en août. 

Toutefois, le ministre a souligné que beaucoup d’efforts restent encore à faire. Pour la période 2021-2023, des ressources financières additionnelles sont attendues pour financer la lutte contre le paludisme à travers la campagne  » Zéro palu, je m’engage ».