Le Congo et ses péages les plus chers

Comparativement aux tarifs des autoroutes à péage en Côte d’Ivoire, Sénégal, Guinée Équatoriale, Gabon, Cameroun…, les postes de péage du Congo Brazzaville sont vraiment chers.

Brève enquête.

Les tarifs proposés par La Congolaise des Routes, filiale de Egis Road, le concessionnaire congolais qui s’occupera de la gestion des autoroutes au Congo pendant 30 ans, sont prohibitifs. Le constat crève les yeux lorsque l’on jette un coup d’œil comparatif sur les tarifs pratiqués dans certains pays africains: Côte, d’Ivoire, Cameroun, Sénégal, Guinée Équatoriale, Gabon…

A titre d’exemple, pendant que le chauffeur d’un autocar de type Mercedes paye 20.000 de FCFA en aller et retour sur la nationale numéro 1, Brazzaville/ Pointe-Noire/Brazzaville, soit 7 péages pour un coût total de 420.000 FCFA. Son collègue ivoirien s’acquitte de 2500 sur la ligne Abidjan-Yamoussoukro- Abidjan, le camerounais paye 3000, le togolais 6000, l’Equato Guinéen paye désormais 1500 FCFA contre 600 FCFA il y a 2 ans!Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le groupe français Eiffage, concessionnaire des autoroutes sénégalaises dans le cadre d’un contrat BOT( Build Operate and Transfer), propose des prix n’excédant pas 7800 FCFA sur les axes Thiaroye, Toglou et Rufisque…Qu’est-ce qui a donc poussé les autorités congolaises à pratiquer des prix aussi élevés?

S’il est reconnu la gratuité aux mouvements des motocyclistes sur certaines autoroutes à péage en Afrique, il n’en est rien pour ceux du Congo Brazzaville, obligés de s’acquitter de 1500 FCFA avant de franchir un poste de péage.Les consommateurs congolais, déjà exposés aux conséquences de la crise financière et économique qui frappe durement le pays, subissent , par effet d’entraînement, une inflation des prix des produits de première nécessité. Une situation d’autant plus possible que les transporteurs boudent ces tarifs jugés prohibitifs.Le Congo traîne manifestement la politique des extrêmes en matière de fixation des prix.

Congo

Il y a quelques années, Denis Sassou Nguesso rendait gratuits des actes administratifs( passeport, certificat de nationalité, casier judiciaire, acte de naissance, permis de conduire…). Une gratuité pratiquée nulle part ailleurs en Afrique! Sous l’effet de la crise, le gouvernement congolais a dû se raviser. C’est ainsi qu’un certificat de nationalité et un casier judiciaire sont passés de 1500 à 5000 FCFA! Pas donc étonnant que le péage des autocars passe désormais de 7000 à 26000 FCFA, soit une augmentation de plus de 300%. Record!