La politique et ses pièges: le ministre Yoka voudrait-il pousser son collègue Ngatsé à la bêtise?

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𝐄𝐧 𝐫𝐞́𝐠𝐥𝐚𝐧𝐭, 𝐩𝐞𝐮𝐭-𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐬𝐜𝐢𝐞𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭, 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐚̀ 𝐏𝐚𝐮𝐥 𝐌𝐨𝐮𝐝𝐢𝐞𝐧𝐠𝐮𝐞́𝐥𝐞́, 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐈𝐧𝐭𝐞𝐫𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥 𝐞𝐭 𝐬𝐞𝐜𝐫𝐞́𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐠𝐞́𝐧𝐞́𝐫𝐚𝐥 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐒𝐓𝐂 𝐝𝐨𝐮𝐚𝐧𝐞𝐬, 𝐥𝐞 𝐦𝐢𝐧𝐢𝐬𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐢𝐧𝐚𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐝𝐮 𝐛𝐮𝐝𝐠𝐞𝐭 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐨𝐫𝐭𝐞𝐟𝐞𝐮𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞 𝐬𝐮𝐫 𝐬𝐨𝐧 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐞̀𝐠𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐞𝐭 𝐝𝐮 𝐩𝐥𝐚𝐧 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐫𝐞́𝐠𝐢𝐨𝐧𝐚𝐥. 𝐄𝐧 𝐦𝐞́𝐜𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐬𝐬𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐱𝐭𝐞𝐬, 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐚𝐧 𝐘𝐨𝐤𝐚 𝐬𝐮𝐠𝐠𝐞̀𝐫𝐞 𝐚̀ 𝐋𝐮𝐝𝐨𝐯𝐢𝐜 𝐍𝐠𝐚𝐭𝐬𝐞́ 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫 𝐜𝐞 𝐥𝐞𝐚𝐝𝐞𝐫 𝐬𝐲𝐧𝐝𝐢𝐜𝐚𝐥 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐛𝐫𝐢𝐠𝐚𝐝𝐞 𝐦𝐢𝐱𝐭𝐞-𝐂𝐞𝐦𝐚𝐜.

Si, solidarité gouvernementale oblige ; par complaisance, omission, imprudence ou négligence ; Ludovic Ngatsé nomme Paul Moudienguélé tel que proposé par son collègue qui multiplie les fausses manœuvres ces derniers temps, « 𝒊𝒍 𝒂𝒔𝒔𝒖𝒎𝒆𝒓𝒂 𝒆𝒏 𝒓𝒆𝒕𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒓𝒂𝒍𝒚𝒔𝒊𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒖𝒂𝒏𝒊𝒆𝒓𝒔, 𝒂𝒏𝒂𝒍𝒐𝒈𝒖𝒆 𝒂̀ 𝒄𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆𝒔 2016 𝒆𝒕 2017 », menacent les syndicalistes.

Le ministre de l’économie, du plan et de l’intégration régionale serait aussi, selon les syndicalistes « 𝒕𝒆𝒏𝒖 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒍𝒊𝒄𝒆, 𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒐𝒖 𝒄𝒐𝒂𝒖𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒐𝒍𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒅𝒆 𝒅𝒖 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒗𝒆𝒏𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆𝒓𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒖̂𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒔𝒊𝒈𝒏𝒆́𝒆𝒔 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆 𝑪𝒐𝒏𝒈𝒐, 𝒒𝒖𝒊 𝒑𝒓𝒐𝒕𝒆̀𝒈𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒚𝒏𝒅𝒊𝒄𝒂𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒊𝒎𝒑𝒐𝒔𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒎𝒂𝒊𝒏𝒕𝒊𝒆𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒓𝒊𝒈𝒆𝒂𝒏𝒕𝒔 𝒔𝒚𝒏𝒅𝒊𝒄𝒂𝒖𝒙 𝒂𝒖 𝒍𝒊𝒆𝒖 𝒅𝒆 𝒔𝒆𝒓𝒗𝒊𝒄𝒆 𝒐𝒖̀ 𝒊𝒍𝒔 𝒅𝒆́𝒇𝒆𝒏𝒅𝒆𝒏𝒕 𝒂𝒖 𝒎𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒆̂𝒕𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 ».

𝐈𝐒𝐎𝐋𝐄𝐑 𝐌𝐎𝐔𝐃𝐈𝐄𝐍𝐆𝐔𝐄́𝐋𝐄 𝐄𝐓 𝐃𝐄́𝐂𝐀𝐏𝐈𝐓𝐄𝐑 𝐋’𝐈𝐍𝐓𝐄𝐑𝐒𝐘𝐍𝐃𝐈𝐂𝐀𝐋

Dans la correspondance adressée à son collègue de l’économie, du plan et de l’intégration régionale, Christian Yoka répond à la note N°016/MEPER-CAB du 3 février 2025, par laquelle, Ludovic Ngatsé lui avait « 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒆́ 𝒍’𝒖𝒓𝒈𝒆𝒏𝒄𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒆́𝒔𝒊𝒈𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒖𝒏 𝒐𝒇𝒇𝒊𝒄𝒊𝒆𝒓 𝒔𝒖𝒑𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒖𝒂𝒏𝒆𝒔, 𝒆𝒏 𝒗𝒖𝒆 𝒅’𝒂𝒔𝒔𝒖𝒓𝒆𝒓 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒂𝒏𝒅𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒏 𝒔𝒆𝒄𝒐𝒏𝒅 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝑩𝒓𝒊𝒈𝒂𝒅𝒆 𝒎𝒊𝒙𝒕𝒆-𝑪𝑬𝑴𝑨𝑪 ». Il écrit, « 𝒋𝒆 𝒗𝒐𝒖𝒔 𝒊𝒏𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒎𝒐𝒏𝒔𝒊𝒆𝒖𝒓 𝑴𝒐𝒖𝒅𝒊𝒆𝒏𝒈𝒖𝒆́𝒍𝒆́ 𝑷𝒂𝒖𝒍, 𝒊𝒏𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒆𝒖𝒓 𝒑𝒓𝒊𝒏𝒄𝒊𝒑𝒂𝒍 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒐𝒖𝒂𝒏𝒆𝒔, 𝒆𝒔𝒕 𝒅𝒆́𝒔𝒊𝒈𝒏𝒆́ 𝒂̀ 𝒄𝒆𝒕 𝒆𝒇𝒇𝒆𝒕 ».

Les conseillers, le chef de cabinet et le ministre savent que l’employeur est tenu à la neutralité et à la non-discrimination à l’égard des syndicalistes. De par sa riche et longue expérience internationale, Christian Yoka sait que « 𝒍’𝒆𝒎𝒑𝒍𝒐𝒚𝒆𝒖𝒓 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒆𝒙𝒆𝒓𝒄𝒆𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒒𝒖𝒆𝒍𝒄𝒐𝒏𝒒𝒖𝒆 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆 𝒅𝒆 𝒑𝒓𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒏 𝒇𝒂𝒗𝒆𝒖𝒓 𝒐𝒖 𝒂̀ 𝒍’𝒆𝒏𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒐𝒓𝒈𝒂𝒏𝒊𝒔𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒚𝒏𝒅𝒊𝒄𝒂𝒍𝒆 ; 𝒊𝒍 𝒏’𝒂 𝒑𝒂𝒔 𝒍𝒆 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕 𝒅𝒆 𝒕𝒆𝒏𝒊𝒓 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒕𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒂𝒄𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕𝒆́𝒔 𝒔𝒚𝒏𝒅𝒊𝒄𝒂𝒍𝒆𝒔 𝒅’𝒖𝒏 𝒔𝒂𝒍𝒂𝒓𝒊𝒆́ 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒅𝒆́𝒄𝒊𝒔𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒂̀ 𝒔𝒐𝒏 𝒆́𝒈𝒂𝒓𝒅, 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒓𝒆́𝒎𝒖𝒏𝒆́𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒆𝒔 𝒎𝒆𝒔𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒅’𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒆𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒐𝒖 𝒅𝒊𝒔𝒕𝒓𝒊𝒃𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅’𝒂𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔, 𝒍𝒂 𝒇𝒐𝒓𝒎𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒆 𝒓𝒆𝒄𝒍𝒂𝒔𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒍’𝒂𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒂 𝒒𝒖𝒂𝒍𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒂 𝒄𝒍𝒂𝒔𝒔𝒊𝒇𝒊𝒄𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒍𝒂 𝒑𝒓𝒐𝒎𝒐𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆, 𝒍𝒂 𝒎𝒖𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒐𝒖 𝒍𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒐𝒖𝒗𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒔𝒐𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒕, 𝒍𝒂 𝒓𝒖𝒑𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒅𝒖 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒓𝒂𝒕 𝒅𝒆 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍 », sous peine de « 𝒔𝒆 𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒄𝒐𝒖𝒑𝒂𝒃𝒍𝒆 𝒅’𝒂𝒄𝒕𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒄𝒓𝒊𝒎𝒊𝒏𝒂𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 » 𝒆𝒕 « 𝒅𝒆 𝒔’ 𝒆𝒙𝒑𝒐𝒔𝒆𝒓 𝒂̀ 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒂𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒑𝒆́𝒏𝒂𝒍𝒆𝒔 ».

A la lecture des derniers événements, on imagine des artifices pour se débarrasser d’un leader syndical encombrant, intraitable qui donne du fil à retordre dans la défense des intérêts des douaniers et la protection de leur outil de travail. Le président de l’Intersyndical des douanes paierait donc le prix de la récente lettre dans laquelle sont dénoncées les mauvaises pratiques de gestion administrative dont se serait rendu coupable Christian Yoka.
Car, une fois responsabilisé à la brigade, Paul Moudienguélé serait mis hors d’état de nuire et l’intersyndical serait décapité.

Il s’avère aussi que ni l’intéressé, ni sa hiérarchie immédiate gestionnaire des ressources humaines des douanes, ne seraient pas au courant de la suggestion de nomination du ministre à son collègue de l’économie. Ils auraient découvert la lettre sur internet.

La note N°0302-MFBPP-CAB par laquelle Christian Yoka informe son collègue est certes signée le 24 mars 2025. Des « 𝒕𝒂𝒖𝒑𝒆𝒔 » de son cabinet alertent qu’elle serait « 𝒂𝒏𝒕𝒊𝒅𝒂𝒕𝒆́𝒆 » 𝒑𝒂𝒓 rapport à celle du 28 mars 2025 dans laquelle l’Intersyndical dénonçait les « 𝒎𝒂𝒖𝒗𝒂𝒊𝒔𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒈𝒆𝒔𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒅𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 » du ministre des finances.

La preuve, vu « l’urgence », Ludovic Ngatsé qui avait émis le besoin aurait déjà pris la note. Mais, une source indique que même la lettre du ministre Yoka ne serait jusqu’alors pas encore enregistrée dans les services du ministère de l’économie, du plan et de l’intégration régionale. Un élément qui densifie le doute de ce qu’elle aurait été prise depuis presque deux semaines et acheminée au destinataire.

𝐍𝐆𝐀𝐓𝐒𝐄 𝐄𝐒𝐓 𝐔𝐍 𝐇𝐎𝐌𝐌𝐄 𝐀𝐕𝐄𝐑𝐓𝐈
Mais Ludovic Ngatsé cédera-t-il au point de tomber dans ce qui s’apparente à un piège ? Naturellement pas du tout, dira tout observateur attentionné du management des ressources humaines de l’ex-ministre du budget.
Une des rares éminences grise du gouvernement piochés dans le secteur privé, Ludovic Ngatsé maitrise les ABC du droit du travail et du droit syndical. Rien qu’à ce titre, il sourirait à recevoir la suggestion de son collègue des finances dès que l’ancien ministre de tutelle de Moundienguélé sait très bien qu’il ne saurait tomber dans de tels règlements de comptes.
Son expérience et son cabinet lui rappelleraient à coup sûr les conséquences possibles de cette nomination. Puisque l’Intersyndical s’apprêterait 𝒂̀ « 𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒓𝒊𝒑𝒐𝒔𝒕𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒐𝒓𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆, 𝒂̀ 𝒍’𝒊𝒎𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒂𝒏𝒏𝒆́𝒆𝒔 2026 𝒆𝒕 2027 𝒂𝒚𝒂𝒏𝒕 𝒑𝒂𝒓𝒂𝒍𝒚𝒔𝒆́ 𝒍’𝒂𝒅𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒐𝒖𝒂𝒏𝒊𝒆̀𝒓𝒆 ».

Le ministre de l’économie qui ne souhaite pas associer son nom à une agitation syndicale ne saurait, peu importe les explications, se rendre complice ou auteur d’un mauvais climat social en cette période politiquement sensible et socialement explosive.

𝐋𝐄 𝐌𝐈𝐍𝐈𝐒𝐓𝐑𝐄 𝐘𝐎𝐊𝐀 𝐒𝐀𝐈𝐓 𝐏𝐎𝐔𝐑𝐓𝐀𝐍𝐓
L’intersyndical venait de lui rappeler que la gestion des administrations sous tutelle est régie par les lois et règlements propres à assurer le fonctionnement harmonieux des structures administratives de l’Etat, plus principalement par la loi 068-2022 du 16 aout 2022 portant statut général de la fonction publique.

« Les règles statuaires énoncées par cette loi sont à prendre en ligne de compte, afin de vous permettre d’améliorer efficacement la qualité des prestations au niveau de votre cabinet, dans le strict respect des normes et, standards. Le non-respect de certaines de ces règles, que votre cabinet vient de nous prouver apparait comme un signe révélateur du manque de maturité administrative dudit cabinet dans la gestion des administrations sous tutelle », lui disait il y a encore quelques jour les syndicats.

S’il avait compris le message, Christian Yoka qui serait otage de son cabinet aurait observé « 𝒍𝒆𝒔 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒓𝒕𝒊𝒄𝒍𝒆 18 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒍𝒐𝒊 068-2022 𝒒𝒖𝒊 𝒔𝒕𝒊𝒑𝒖𝒍𝒆𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒉𝒐𝒊𝒙 𝒆𝒏 𝒎𝒂𝒕𝒊𝒆̀𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒏𝒐𝒎𝒊𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒂𝒖𝒙 𝒅𝒊𝒇𝒇𝒆́𝒓𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒆𝒎𝒑𝒍𝒐𝒊𝒔 𝒅’𝒖𝒏 𝒄𝒐𝒓𝒑𝒔, 𝒅𝒆 𝒎𝒖𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒅’𝒂𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒐𝒖 𝒅𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒏𝒈𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅’𝒂𝒇𝒇𝒆𝒄𝒕𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒔𝒐𝒏𝒕 𝒐𝒑𝒆́𝒓𝒆́𝒔 𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒏𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒖 𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒂𝒈𝒆𝒏𝒕𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒃𝒆𝒔𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝑰’ 𝒂𝒅𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏. 𝑶𝒃𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒗𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒎𝒆́𝒓𝒊𝒕𝒆 𝒅’𝒖𝒏 𝒂𝒈𝒆𝒏𝒕 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒄 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒅𝒆́𝒕𝒆𝒓𝒎𝒊𝒏𝒆́ 𝒒𝒖𝒆 𝒑𝒂𝒓 𝒔𝒐𝒏 𝒔𝒖𝒑𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓 𝒉𝒊𝒆́𝒓𝒂𝒓𝒄𝒉𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒃𝒆𝒔𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒏𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒗𝒆𝒏𝒕 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒆𝒙𝒑𝒓𝒊𝒎𝒆́𝒔 𝒒𝒖𝒆 𝒑𝒂𝒓 𝒍𝒆 𝒄𝒉𝒆𝒇 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒕𝒓𝒖𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒄𝒆𝒓𝒏𝒆́𝒆 ».

Sans remettre en cause le pouvoir discrétionnaire du ministre, la loi lui demande 𝒅𝒆 « 𝒔𝒐𝒍𝒍𝒊𝒄𝒊𝒕𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝒅𝒆 𝒓𝒆𝒄𝒖𝒆𝒊𝒍𝒍𝒊𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒐𝒔𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒆𝒔 𝒂𝒗𝒊𝒔 𝒓𝒆𝒍𝒂𝒕𝒊𝒇𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒏𝒐𝒎𝒊𝒏𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒆́𝒎𝒂𝒏𝒂𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒅𝒎𝒊𝒏𝒊𝒔𝒕𝒓𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒔𝒐𝒖𝒔 𝒕𝒖𝒕𝒆𝒍𝒍𝒆, 𝒒𝒖𝒊 𝒈𝒆̀𝒓𝒆 𝒂𝒖 𝒒𝒖𝒐𝒕𝒊𝒅𝒊𝒆𝒏 𝒍𝒆𝒔 𝒂𝒈𝒆𝒏𝒕𝒔, 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒔𝒕 𝒄𝒆𝒏𝒔𝒆́𝒆 𝒕𝒆𝒏𝒊𝒓 𝒍𝒆 𝒇𝒊𝒄𝒉𝒊𝒆𝒓 𝒅𝒖 𝒑𝒆𝒓𝒔𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍 𝒆𝒕, 𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒖𝒏𝒆 𝒎𝒂𝒊𝒕𝒓𝒊𝒔𝒆 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒆́𝒕𝒆𝒏𝒄𝒆𝒔 𝒔𝒖𝒔𝒄𝒆𝒑𝒕𝒊𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒅’𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒓𝒐𝒑𝒐𝒔𝒆́𝒆𝒔 𝒂𝒖𝒙 𝒑𝒐𝒔𝒕𝒆𝒔 𝒂̀ 𝒑𝒐𝒖𝒓𝒗𝒐𝒊𝒓, 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒆𝒏 𝒆́𝒗𝒊𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒍𝒆 𝒏𝒆́𝒑𝒐𝒕𝒊𝒔𝒎𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒆𝒔 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒐𝒓𝒕𝒔 𝒐𝒃𝒋𝒆𝒄𝒕𝒊𝒇𝒔 ».

Ces sorties ratées et décisions approximatives, voire contraires à la loi font rire dans des milieux du pouvoir qui auraient soutenu le dossier de Christian Yoka. Certains se demanderaient s’il n’y avait pas erreur sur la personne ou s’ils n’avaient pas exagéré ses compétences.

𝐁𝐑𝐀𝐙𝐙𝐀 𝐍𝐄𝐓 -𝐯𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞́-𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞-𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́ : +𝟐𝟒𝟐 𝟎𝟔 𝟔𝟔𝟐 𝟖𝟖 𝟕𝟓, ebdimix@gmail.com