Insolite: au Congo l’État fait un don à l’État pour lutter contre le Coronavirus

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Un gouvernement qui finance à base de don un fond gouvernemental, une présidence qui est budgétisée par l’État qui fait un Don à ce même État. Ce n’est qu’au Congo que l’on peut assister à ce genre de bêtises. A force de voler et détruire le Congo, les dirigeants se sont infantilisés et nagent dans le Buzobalogie. La présidence vient de donner un chèque de 150 millions et le gouvernement 137 millions au premier ministre comme contribution au fonds de solidarité crée par l’État contre le Covid-19.




Les Congolais sont déjà habitués à assister aux bêtises de ses autorités. Les mêmes qui via des ONG font des Dons avec de l’argent volé viennent une fois de plus d’ajouter un autre épisode à leurs conneries. Florent Tsiba, directeur du cabinet du chef de l’État, a remis un chèque d’une valeur de 150 millions de cfa en guise de contribution de son institution au fonds de solidarité crée par son chef pour lutter contre le Covid-19. Le ridicule ne tue pas au Congo.




Aussitôt, le ministre délégué du budget a aussi emboîté le pas en s’exposant devant la presse aux côtés du premier ministre avec un chèque de 137 millions comme geste du gouvernement. Mais pourquoi Clément Mouamba lui-même ne s’est pas fait un auto-selfie avec le chèque, lui qui est le premier ministre ?

Avec de l’âge, les dirigeants s’abrutissent davantage et jouent à la comédie même devant une pandémie de grande envergure. Une présidence de la république et un gouvernement qui ont dilapidé 14.000 milliards n’ont que 287 millions pour la santé des Congolais.




Monsieur Malonga Bernard qui est fonctionnaire se fera aussi plaisir de faire un don de 10000 frs à soi-même. Et moi-même le journaliste qui écrit ses lignes , j’ai décidé de me faire un don de 5000 frs. A un moment de la vie, soyons quand-même sérieux et arrêtons de jouer à la comédie, la vie du pays en dépend.

Ce qui est certain, ceux qui oseront donner plus de 150 millions seront inculpés d’atteinte à la sûreté de l’État. La barre a été déjà franchie par la présidence de la république.