Flash-back sur le cas de Princesse Mouangassa

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Au-delà de la politique voire de la politique politicienne, place au droit électoral et aux sanctions à appliquer aux auteurs de ce qui est convenu d’appeler « erreur de calcul statistique », c’est un euphémisme.

Après la destitution justifiée de Mouangassa, remplacée par le vrai gagnant Alban Kaki, des questions méritent d’être posées aux exégètes du droit électoral congolais:

Comme Princesse Mouangassa n’a pas été attrapée en flagrant délit de tricherie électorale, qui est, par conséquent, responsable de la validation des résultats qui ont subi une transmutation statistique pour passer de 32,52 à 61,02%?

Entre l’ancien ministre de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local, Georges Mbaka, et le président de la Commission nationale des élections indépendantes(Cnei), l’inamovible Henri Bouka, quelle est l’institution, dans le cas d’espèce, qui porte le chapeau de cette « erreur de calcul statistique » voire de cette effroyable tricherie ?

Les auteurs de cette bourde, c’est un euphémisme, sont-ils à l’abri des sanctions administratives voire juridiques ? Si Mbaka a été muté, apparemment pour des raisons de mauvaise gestion des élections, et Henri Bouka alors? Des questions, rien que des questions, pour améliorer la qualité du droit électoral au Congo.

A.Ndongo, journaliste économique et financier