En 2009 il a promis 40000 emplois, en 2024, il en promet 10000, Sassou est un vendeur d’illusions

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Incapable de gérer un pays plein de ressources naturelles et sous peuplé, Denis Sassou Nguesso continue de vendre le rêve à la jeunesse congolaise après le constat amère d’un taux de chômage de 90 %. Vendeur d’illusions professionnel, le chef de l’État a déclaré l’année 2024 comme celle des jeunes après le drame du stade Ornano et lors du dernier conseil des ministres, il a été annoncé la création de 10000 emplois publics. La même promesse faite en 2009 ciblant 40000 postes qui n’ont jamais vu le jour.

Le porte-parole du gouvernement de la République du Congo, Thierry Moungalla, a annoncé vendredi à Brazzaville la création en 2024 de 10.000 emplois publics pour les jeunes confrontés au chômage.

« Le gouvernement, afin de donner l’exemple et l’impulsion au secteur privé, annonce la création, pour l’année 2024, de 10.000 emplois publics », a déclaré le ministre Moungalla, dans un compte rendu du conseil des ministres tenu jeudi à Brazzaville.

Selon lui, sur deux millions de jeunes en demande d’emploi ou de formation, seuls 15.000 environ se sont inscrits auprès des guichets de l’Agence congolaise pour l’emploi (ACPE). « Une prise en mains vigoureuse et prioritaire de ces populations jeunes, permettrait une résorption à terme de ce chômage endémique », a-t-il soutenu.

Le président congolais Denis Sassou Nguesso a décrété « 2024, année de la jeunesse ». Les jeunes entre 0 et 35 ans représentent 76% de la population du Congo, soit 4.592.075 personnes, selon le dernier recensement de 2023.

Mais tous les analystes politiques se demandent bien comment le gouvernement pourra-t-il réaliser sa promesse après avoir compromis les chances d’une bonne politique économique. Tout est fait pour décourager l’entrepreunariat national et le cas du grand marché de Pointe-Noire en est une parfaite illustration.

Denis Sassou Nguesso a favorisé l’excellence dans la corruption et les détournements des deniers publics. Des jeunes pensent plus à s’enrichir sans le moindre effort s’ils ne finissent pas comme des mendiants des hommes politiques.

Des jeunes qui osent se lancer dans les affaires de façon digne ne bénéficient d’aucun appui de l’État et quand ils le sollicitent, on leur exige d’avoir un parrain franc-maçon. L’armée et la police sont devenus les plus gros employeurs du pays alors qu’elles ne produisent rien.