Elections2022: le PCT a gagné mais Sassou a perdu

C’est la conclusion tirée par l’Alliance pour la République et la démocratie (ARD) suite aux élections de juillet.

Au cours de la conférence de presse le 8 août, de son collège des présidents dirigé par Mathias Dzon, cette coalition de l’opposition extraparlementaire a déclaré que les députés n’ont pas été élus, mais nommés selon les quotas répartis entre les Parti congolais du travail, ses alliés de la majorité et leurs « complices se réclamant faussement de l’opposition ».

Selon cette coalition, comme à son habitude, le PCT aurait réussi à faire échouer l’ambition que nourrirait le président de la République de préparer son fils, Denis Christel Sassou N’Guesso à lui succéder à la tête du pays, comme, l’aurait fait au congrès de décembre 2019.

L’analyse des résultats révèle selon l’ARD que « le plan mis en œuvre par le président de la République pour donner au dauphin désigné, une majorité confortable à l’hémicycle a échoué. Comme lors de son dernier congrès où il avait fait échec à la volonté du chef de l’Etat à faire de son fiston, le secrétaire général du PCT, l’appareil de ce parti a fait échouer une fois de plus, le plan du président de la République de nommer majoritairement en qualité de député, des candidats favorables à son fils », a-t-on suivi dans le mot liminaire lu par le rapporteur dev l’ARD, Elo Daçy.

L’ARD nuance ses affirmations en prétendant que « la victoire du PCT sur le président de la République et son fils, est une victoire à la Pyrrhus… ».

L’ARD accuse les observateurs électoraux de mensonges qu’elle oppose aux témoignages poignants et accablants des candidats et des électeurs ». Elle s’attaque aussi au chef du gouvernement, Anatole Collinet Makosso qu’elle estime « n’a pas le triomphe modeste ».

Elle a par ailleurs peint la situation socioéconomique nationale faite d’urgences absolues qui exigent plus d’attention de la part du gouvernement en ces temps de remontée du prix du baril du pétrole. Elle estime en définitive que la solution aux maux qui minent le Congo passe par un dialogue national inclusif.