Crash raté de TAC à Pointe-Noire: l’avion volait sans assurance

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Crash raté TAC à Pointe-Noire : l’avion volait sans assurance

Le Boeing 737-300 de TAC parti de Brazzaville 45 minutes plus tôt a fait demi-tour alors qu’il abordait déjà sa descente vers l’aéroport de Pointe-Noire. Le pilote a évoqué des conditions météorologiques adverses empêchant un atterrissage de l’appareil. Une forte pluie s’abattait sur la capitale économique alors que depuis Brazzaville, sur le plan de vol, la tour de contrôle a averti le pilote de cette situation. Les services aéroportuaires dénoncent que cet appareil qui assure la navette entre les deux villes volent sans assurance mettant en danger la vie des passagers qui ne pourront pas être assistés en cas de malheur.

Drôle de mésaventure pour les passagers du vol TAC qui reliait Brazzaville à Pointe-Noire le mardi 25 janvier dans l’après-midi. Ils ont été obligés de faire demi-tour sur l’aéroport de départ suite à une forte pluie sur Pointe-Noire. TAC, se réfugiant derrière des conditions exceptionnelles refusent catégoriquement d’indemniser les passagers qui doivent se soumettre aux caprices de cette société opérant sans aucune assurance, pourtant obligatoire dans l’aviation civile.

Les voyages en avion au Congo ne sont pas vraiment tranquilles avec les vieux avions des sociétés peu professionnelles opérant dans le désordre total au mépris de toutes les règles de l’aviation. Outre les retards, un service à bord désastreux, les passagers sont livrés aux problèmes techniques des appareils qui desservent le ciel congolais sans assurance avec la complicité des dignitaires qui reçoivent des pots-de-vin pour fermer les yeux.

Les passagers d’un vol TAC en ont fait les frais le mardi 25 janvier après que leur vol ait été contraint de revenir sur Brazzaville 45 minutes après son décollage et ce qu’il abordait déjà sa descente sur Pointe-Noire. La raison évoquée est la pluie alors que des avions sont conçus pour affronter des situations adverses. Si l’appareil de TAC a eu l’autorisation de décoller de Brazzaville pour Pointe-Noire, à 45 minutes de vol, la pluie est une raison qui ne tient pas vraiment la route. On voit bien des avions d’autres compagnies atterrir au Congo sous la pluie diluvienne.

Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des passagers affolés, priant désemparement le bon Dieu de leur épargner d’une mort brutale. Même les passagers païens ont reconnu Jésus-Christ comme leur unique sauveur.