Arlette Soudan Nonault : La fausse nièce et Mbappé de l’empereur Sassou Nguesso

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A peine a-t-elle pris ses fonctions dans le Gouvernement Collinet MAKOSSO qu’elle a commencé par défrayer la chronique : démission de hauts cadres de son administration, dénonciation par son collègue du tourisme de détournement de biens publics et séquestration du compte bancaire… des actes manifestes d’anti-valeurs décriés par le Chef de l’Etat.

Lorsqu’elle arrive au Ministère de l’environnement après avoir servi le général Mokoko sur un plateau d’argent à Denis Sassou Nguesso, Arlette Soudan Nonault est loin d’imaginer la mine d’or sur laquelle elle vient d’être installée : des cadres rompus à la tâche prêts à la servir et surtout d’importants moyens financiers procurés par des dons et legs, et des taxes et redevances, alimentant un Fonds pour la protection de l’environnement dont les seules grandes villes du Congo rapportent pas moins d’un milliard de FCFA par an de recettes.

Malheureusement c’est sans compter avec les caprices de celle qui se présente comme la nièce du Chef de l’Etat, à qui tout est permis.
6 ans passés à la tête de son ministère, l’ancienne collaboratrice de madame Munari au cabinet de Pascal Lissouba, s’est distinguée par une arrogance et une insolence sans pareilles, manquant de respect vis-à-vis de ses collaborateurs, allant jusqu’à insulter ses directeurs de cabinet en pleine réunion de travail.

A propos des ressources humaines, alors que le ministère dispose de cadres de valeur, Arlette Soudan Nonault préfère nommer aux fonctions de directeurs généraux ou centraux, des cadres venus d’ailleurs et pour la plupart non fonctionnaires. On peut citer les cas de Gervais Itsoua Madzou, Hermann Borel Leyono (qui vient de déposer le tablier) et Sony Benga qui ont occupé respectivement les postes de directeur général du développement durable, directeur général de l’environnement et directeur général du tourisme. Le dernier cité vient d’être limogé par le nouveau ministre du tourisme madame Hermella Doukaga, parce que non fonctionnaire.

La crapule nièce de Denis Sassou NGuesso fait tout à sa tête. Elle vient de créer une direction générale du bassin du Congo et de nommer une directrice générale (une camerounaise), alors que le texte organique mettant en place la structure, n’est pas encore adopté et publié. Des frottements sont à craindre avec le ministère des eaux et forêts, étant donné que la nouvelle direction générale traitera elle aussi, des questions liées à la gestion des forêts.

Alors que le Fonds pour la protection de l’environnement institué par la loi n° 003/91 du 23 avril 1991 et organisé par décret n° 98-148 du 12 mai 1998, recommande que soient organisés annuellement des Comités de direction pour d’éventuelles programmations, depuis son arrivée à la tête du département, le Fonds est géré comme une épicerie personnelle. Détenant le chéquier du compte, elle y puise à sa guise.
Le dernier comptable affecté par le trésor public, le nommé ODZELA Jacques s’est vu ses portes « cadenacées » sur instructions de madame la ministre. Recherché et introuvable, son épouse a été prise en gage par les sbires de la police de Jean François Ndengue. Informé de la pression qui était exercée sur son agent, le ministre des finances de l’époque a du intervenir pour que soit abandonnées les poursuites contre celui-ci.

Présentement, le Fonds n’a ni directeur, ni comptable comme prévoient les textes.
Le Congo est Partie à la Convention cadre de l’ONU sur le changement climatique. A ce titre, il bénéficie de la part de plusieurs institutions internationales, notamment le Fonds pour l’environnement mondial, d’importants dons financiers pour la mise en œuvre de certains programmes visant la gestion de l’environnement. Ces fonds sont gérés dans la stricte opacité par celle qui se vante d’être la nièce du Chef de l’Etat et qui confie à ses collaborateurs, en pleine réunion, connaître la position du lit de l’empereur. Depuis deux ans, le ministère de l’environnement a reçu du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), des fonds pour l’élaboration de la troisième Communication nationale, en vue d’établir périodiquement (2 à 3 ans) les données et informations ayant un rapport sur l’évolution du climat.

Le montant des fonds alloués s’élèverait à 600.000 dollars. Sans appel à candidatures, c’est Gervais Itsoua Madzou, cumulativement aux fonctions de Secrétaire exécutif de la COMIFAC, qui était désigné Coordonnateur du projet. Comment un Secrétaire exécutif, qui a pour résidence Yaoundé au Cameroun, peut-il exercer efficacement les fonctions de Coordonnateur national d’un projet à Brazzaville ? Où se trouve alors l’efficacité ? N’est ce pas une ouverture vers la magouille ?

Les données et informations collectées pour cette troisième Communication nationale ont été validées à l’occasion d’un atelier qui a duré une demi-journée. Ce qui témoigne de la légèreté qui caractérise cet escro-écologiste qui ignore que les institutions internationales ont leurs propres canaux de collecte d’informations parallèles.

Au moment où nous publions ce post, le PNUE exige que soit réalisée un audit pour le versement du reliquat des fonds restants ; le Coordonnateur du projet, Gervais Itsoua MADZOU qui devrait répondre de la gestion des fonds avec madame la ministre, a disparu dans la nature. La comptable locale, admise à faire valoir ses droits à la retraite, a même été obligée de précipiter son départ pour ne pas avoir à répondre aux auditeurs.

Les organes de lutte contre les anti valeurs et la corruption ont du pain sur la planche.

Nito Alvè