Zones agricoles protégées : 80 tonnes de maïs produites à Oyendzé

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Les groupements de la Zone agricole protégée (ZAP) d’Oyendzé, district de Ngoko, dans le département de la Cuvette, ont vendu le 17 septembre dernier quatre-vingt tonnes de maïs, soit 1600 sacs.

La vente réalisée en présence  du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, et du préfet du département de la Cuvette, Jean Christophe Tchikaya, est la première en termes de quantité depuis l’existence des ZAP.

En effet, ces tonnes de maïs récoltées sur une superficie de 40 hectares sur les 100, que compte cette ZAP, ont été acheminées vers les grands centres urbains.  Le manioc et les bananes étant plantés sur les 60 autres hectares.

Un résultat encourageant qui a permis aux dix groupements d’empocher près de vingt millions FCFA. Ceci à l’orée de la rentrée scolaire. « Lorsque le ministre nous demandait de constituer des groupements dès le départ, nous prenions cela comme un rêve, puisque nous doutions de la réussite de cette activité. Aujourd’hui, nous venons de récolter ce que nous avons semé », s’est réjoui Frédéric Obambé, président de l’un des groupements de la ZAP d’Oyendzé.

La ZAP d’Oyendzé qui fait partie des dix que compte la République du Congo a atteint ses premiers objectifs. Mise en valeur, la terre de Ngoko peut contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population. « Au niveau des ZAP, Ngoko est meilleur. Y en a eu ailleurs, oui, mais nous sommes les meilleurs, c’est une grande satisfaction pour le département de la Cuvette. Tout le monde est dans la joie, parce que personne ne croyait qu’il pouvait en arriver là », a souligné le préfet de la Cuvette, Jean Christophe Tchikaya.

A travers les ZAP, le gouvernement vise à augmenter l’offre des produits agropastoraux et halieutiques, afin de réduire les importations dont le coût est estimé à plus de 700 milliards FCFA par année. Des importations qui sont surtout d’origine animale. Chargé pour l’exécution du projet, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche parle de la matérialisation de la vision du chef de l’Etat.

« Le président de la République a voulu que nous mobilisons les Congolais, les acteurs agricoles autour de son projet pour que nous puissions renforcer notre souveraineté alimentaire. C’est ainsi que nous avons décidé d’attirer beaucoup plus d’acteurs sur le terrain en aménageant des espaces et en apportant du matériel. Cela a donné des résultats. Nous pouvons dire que parmi toutes les ZAP que nous avons lancées en matière de maïs, Oyendzé est premier », a laissé entendre Paul Valentin Ngobo.