Drépanocytose: les Congolais édifiés sur l’importance du dépistage

0
1127

Le professeur en hématologie, Lydie Ocini Ngolet, a invité, le 18 juin à Brazzaville, la population congolaise au dépistage précoce de la drépanocytose en vue d’une bonne prise en charge des patients, en prélude à la célébration de la Journée mondiale de sensibilisation à la maladie.

Chaque année, l’humanité célèbre la journée de sensibilisation sur la drépanocytose, le 19 juin, dans le monde.

Au Congo, elle a été commémorée sur le thème « Renforçons la prévention secondaire au cours des syndromes drépanocytaires majeurs », en présence du directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Ignace Tendelé.

A cet effet, un atelier de sensibilisation à la prévention secondaire a été organisé au Centre national de référence de la drépanocytose Antoinette-Sassou-N’Guesso. Lydie Ocini Ngolet, professeur en hémathologie, a assuré à cette occasion que la drépanocytose n’est plus une fatalité car un patient drépanocytaire vit et se marie comme tout le monde. Elle a invité les patients à avoir une bonne alimentation riche en fer et contrôler leur état de santé pour s’assurer du bon fonctionnement de leurs reins et cœur.

La drépanocytose est une maladie héréditaire qui se manifeste par une anémie falciforme ou une diminution de sang. Elle est causée par la présence des hématies sous forme des faucilles ou drépanocytes. Il existe la forme homozygote où l’individu porte deux S, soit 100% d’hémoglobine anormale, donc drépanocytaire total. Sous la forme hétérozygote, l’individu porte A et S, soit 50% d’hémoglobine anormale et 50% d’hémoglobine normale. Il est drépanocytaire partiel.

Les symptômes sont notamment la crise d’anémie, la diminution des globules rouges, l’ éclatement des globules rouges, la fatigue physique, le gonflement des doigts et orteils et bien d’autres.

L’autre fait marquant cette journée a été le plaidoyer de l’Association de lutte contre la drépanocytose. En effet, le vice-président de cette association, René Poho, a demandé aux autorités d’instaurer le dépistage néo-natal ou précoce systématique dans le cadre légal et national, l’intégration du dépistage et de la prise en charge de la drépanocytose à tous les niveaux de la pyramide sanitaire, le lancement d’une initiative pour développer l’accès équitable aux médicaments essentiels et l’accompagnement psycho-social, la coordination nationale des politiques et plans statistiques de lutte contre la drépanocytose…  

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Population, Ignace Tendelé, de son côté, a émis le souhait que cette sensibilisation procure un message positif à la communauté et une amélioration aux patients.

Interrogé à cette occasion, un parent d’un patient âgé de 11 ans s’est plaint des conditions d’accueil au Centre national de référence de la drépanocytose. « Je suis moi-même drépanocytaire partiel. Je fréquente ce centre à cause de ma fille qui est totale. Ce qui m’écœure, c’est la négligence des agents de santé ainsi que le coût élevé des produits bien que la consultation soit gratuite », a-t-elle dit.