Des tracts appelant les militaires au patriotisme et à sauver le Congo circulent dans les casernes

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Dans les casernes des FAC circulent depuis des semaines incitant les militaires à prendre conscience de leur devoir républicain et patriotique face à la direction incertaine que prend le pays. Il leur est demandé dans ces tracts à prendre aussi leurs responsabilités et à se surpasser du tribalisme et régionalisme et à mettre le Congo au dessus de tout. On ignore encore comment et qui fait circuler ces tracts dans les casernes.

Pierre Ngolo, président du Sénat et cadre influent du pouvoir actuel avait déclaré il y a quelques semaines que le plus souvent c’est l’armée qui met fin à l’oppression des peuples par les politiques. Est-ce un début d’éveil de la part des gouvernants qui ont conduit le pays dans l’abîme totale?

Depuis quelques jours on fait état de la circulation des tracts dans les casernes militaires évoquant l’importance d’un Congo uni autour des valeurs d’unité, du patriotisme et surtout d’égalité des chances loin du népotisme, bradage et confiscation par un clan des ressources naturelles. Ces tracts incitent les hommes de troupes à prendre leurs responsabilités patriotiques républicaines.

Les dernières élections législatives et locales ont déjà choqué les militaires congolais à cause de la fraude à grande échelle et visible des autorités politiques qui ont imposé des candidats déterminants au détriment des réels vainqueurs. La désacralisation du parlement n’a pas laissé les hommes en tenue indifférents et les débats y relatifs sont de plus en plus fréquents.

Ce sont des militaires du nord qui mènent cette contestation encore silencieuse contre le pouvoir qui a toujours cru les avoir dans sa poche en se fiant du tribalisme et régionalisme institués dans la corporation. Un capitaine Mbochis de l’armée de terre a rappelé que le colonel Doumbouya en Guinée Conakry était de la même ethnie et du même village que le président Alpha Condé qu’il a destitué par un coup d’État.

« Le Congo va très mal et c’est l’unique motif qui doit nous interpeller ! » estime un autre officier de la Sangha