Communiciations électroniques : des « zones blanches » connectées au réseau mobile

0
796




Plusieurs localités dites « zones blanches » car jusque-là non couvertes par un réseau mobile, ont été connectées, à l’instar de Bokoma dans le département de la Cuvette, Bouanela dans la Likouala et Mboubée dans les Plateaux, dont les sites inaugurés le 21 novembre par le ministre en charge des Télécommunications, Léon Juste Ibombo, redonnent la joie aux populations qui peuvent dorénavant communiquer avec le monde.





C’est grâce au Fonds pour l’accès et le service universel des communications électroniques (Fasuce), présidé par le ministre Léon Juste Ibombo et dont la mise en œuvre est assurée par l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce), qu’une trentaine de districts peuvent se réjouir d’avoir accès à la téléphonie mobile, précisément à la voix, sms et à la data à partir d’un réseau 2.75G, appelé edge.  Une équipe de techniciens d’Africa Mobile Network (AMN), partenaire de l’opérateur mobile MTN Congo, a ainsi procédé à l’installation des équipements de réseau mobile.Le défi pour le gouvernement, cette année, dans le cadre de ce projet, était de connecter le maximum de localités dans le respect des engagements pris par le comité du Facuse qui s’est doté pour l’année 2020 d’un budget d’environ 3 milliards de FCFA.

« Le gouvernement s’est fixé l’objectif de couvrir les zones blanches et de réduire la fracture numérique avec à terme des projets ayant un impact social et économique », a déclaré le ministre Léon Juste Ibombo, lors de l’inauguration du site de Bokoma.




Pour réussir ce pari à mi-chemin, l’opérateur mobile MTN a déployé en un temps record une cinquantaine d’antennes dans les départements du Kouilou, Niari, Bouenza, Lekoumou, Pool, Plateaux, Cuvette, Cuvette-ouest, Likouala et Sangha. Les équipes techniques de l’Arpce ont œuvré au côté de l’opérateur pour assurer la connectivité des localités dont certaines utilisaient encore des radios communément appelées « phonie ».

« Nous comptons donc faire un travail de connexion de 60 villes qui étaient jusque-là non connectées », a souligné, sur le site de Bouanela, le directeur général de l’Arpce, Marc Sakala, par ailleurs secrétaire du Fasuce.

Il a rappelé que le Fonds se donne l’objectif de promouvoir une politique d’inclusion numérique au profit des communautés rurales et d’autres couches défavorisées de la population afin qu’elles bénéficient des mêmes opportunités. « Le Fasuce est initié par le gouvernement sous la volonté du président Denis Sassou N’Guesso qui nous a instruit de vite concrétiser ce projet », a dit Marc Sakala.




A l’heure où les pouvoirs publics sont confrontés au problème de financement des zones rurales isolées et d’accès difficiles par les opérateurs, le Fasuce est une réponse concrète pour permettre à chaque Congolais d’accéder à un minimum de services de communications électroniques, voix et données, à des tarifs abordables et non discriminatoires quelle que soit sa localisation géographique.

À peine connectées, quelques localités, comme Bouanela, affichent déjà des bribes d’une économie numérique locale. Si hier il était impossible de voir un kiosque de vente de crédit de téléphonie, c’est désormais une réalité. Bientôt les populations de ces zones, qui savourent les bienfaits du numérique, pourront accéder à d’autres services de communications électroniques, comme le mobile money.