Ces fameux logements sociaux de Mpila dont enfants et petits-fils de Sassou se sont accaparés de force

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C’est la plus grosse humiliation subit par les citoyens de Brazzaville qui rêvaient d’être propriétaires d’un appartement parmi tous ces immeubles qui servent des logements sociaux de Mpila. Ces mêmes citoyens qui votent le PCT et qui ont été victimes des explosions du 4 mars ont vu comment la famille Sassou et alliés se sont accaparés de force des logements destinés aux couches modestes. Aucun des députés de Ouenzé n’osent poser la question sur ces logements sociaux au parlement alors qu’ils disent tous représentés leurs votants.

Ces murs se fissurent, sa peinture se dégrade, l’insalubrité l’entoure et l’érosion la guette. Plusieurs années après sa construction, la cité de Mpila n’a accueilli comme habitants que les herbes à ce jour. Ces logements sociaux qui ont coûté des dizaines de milliards aux contribuables congolais étaient censés résoudre l’épineux problème de logement des citoyens.

Construits sur le site détruit pendant les explosions des dépôts de munitions le 4 mars 2012, ces lotissements demeurent inhabités pendant que les travaux ont été achevés depuis des années.

Les bâtiments de type R+1, R+2 et R+3 situés du côté sud de la cité se trouvent à l’abandon et menacés par le glissement de terrain qui prend de l’ampleur après chaque pluie. En effet, si la façade au loin donne à voir des immeubles flambant neufs, lorsqu’on s’approche, on remarque leur usure. La poussière et les toiles d’araignées ornent les toits et les climatiseurs qui depuis leur installation n’ont aspiré aucun air frais. Les margouillats sillonnent la cour des lotissements remplie d’herbes en attendant les occupants.

Aura-t-on accès à ces appartements ? pour qui ont-ils été construits ? le gouvernement pense-t-il à un retour sur investissement ? la population qui déplore l’absence de communication et d’implication de l’État dans la gestion et l’entretien de ces bâtisses se le demande.

Bon nombre de Congolais espèrent que le cas d’acquisition des logements construits par l’État à Bacongo ou à la cité Clairon, ne va pas se reproduire. Le coût trop élevé et les interminables procédures pour acquérir un appartement dans ces deux cités ont découragé de nombreuses familles.

Mais en réalité, personne n’a juste le courage de dénoncer l’appropriation de façon irrégulière de ces logements par les enfants et petits-fils de Denis Sassou Nguesso. Ils s’en vantent même en privé et c’est la honte qui leur empêche de les occuper ou mettre en location.

Entre temps, les victimes des explosions du 4 mars 2012 logés à Kintélé ont été déguerpis et se retrouvent dans la rue. Dans un pays sérieux, ces victimes devraient être prioritaires dans l’achat d’un logement dans cette cité.