La supercherie des récits religieux

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« L’homme trouvé en Canaan, à la Préhistoire, le Natouféen est un négroïde. L’industrie capsienne, qui aurait irradié depuis l’Afrique du Nord jusqu’à cette région, serait également d’origine négroïde.

[…] Après des multiples péripéties, les Cananéens et les tribus de race blanche symbolisées par Abraham et sa descendance (lignée d’Isaac) fusionnèrent pour devenir, avec le temps, le peuple juif d’aujourd’hui […].

[…] Même aux époques les plus troublées, aux époques de grande infortune, l’Égypte pouvait compter sur les Phéniciens comme on peut, en quelque sorte, compter sur son frère.

[…] On comprend aussi que la religion et les croyances phéniciennes ne soient, en quelque sorte, que des répliques de celles de l’Égypte. La cosmogonie phénicienne est révélée par les fragments de Sanchoniation, traduits par Philon de Byblos et rapportés par Eusèbe.

[…] La cosmogonie phénicienne révèle, une fois de plus, la parenté des Égyptiens et des Phéniciens, tous deux d’origine koushite, c’est-à-dire nègre. Cette parenté est confirmée par les révélations des textes de Ras-Shamra qui situent le berceau des héros nationaux des Phéniciens dans le Sud, aux frontières mêmes de l’Égypte […].

[…] Vers la moitié du second millénaire (1450 avant J.C.), sous la poussée croissante de tribus de race blanche qui ont refoulé les Phéniciens vers la côte en occupant l’arrière-pays, les Sidoniens fondèrent les premières colonies phéniciennes en Béotie pour y installer le trop-plein de la population: c’est ainsi que fut créée Thèbes dont le choix du nom confirme, une fois de plus, la parenté ethnique des Egyptiens et des Phéniciens; on sait, en effet que Thèbes était la ville sacrée de la Haute-Egypte, d’où les Phéniciens ont emmené les femmes noires qui ont fondé les Oracles de Dodone en Grèce et d’Ammon en Libye.

C’est à la même époque (selon Lenormant) que les Libyens s’installent en Afrique autour du lac Triton, comme le révèle l’étude des monuments historiques de Séti Ier.

Cadmus le Phénicien personnifie la période sidonienne et l’apport phénicien à la Grèce. Les Grecs disent que c’est Cadmus qui a introduit l’écriture, comme nous dirions aujourd’hui que c’est Marianne qui a introduit les chemins de fer en Afrique occidentale française.

Les traditions grecques situent aussi à peu près à la même époque l’installation de colonies égyptiennes en Grèce; Cécrops se fixe en Attique, Danüs, frère d’Egyptos, en Argolide: il enseigne l’agriculture aux Grecs, ainsi que la métallurgie (fer). C’est cette époque sidonienne que se situe le passage des éléments de la civilisation égypto-phénicienne à la Grèce.

[…] Carthage était l’une des dernières colonies phéniciennes fondée sur la côte d’Afrique en 822 par la reine Elissar du temps de Lycurgue en Grèce. Depuis 1450, les Libyens blancs, peuple de la mer, ou Rebou, avaient envahi le nord de l’Afrique à l’ouest de l’Egypte. Ils avaient eu le temps, avant la fondation de Carthage, de s’éparpiller tout le long de la côte, vers l’ouest, comme le rapporte Hérodote.

L’arrière-pays de Carthage était donc occupé par des nègres autochtones qui étaient là de toute antiquité et par des tribus libyennes de race blanche telles que les Massi. Le métissage se fit progressivement, comme en Espagne, et le Carthaginois, qu’il s’agisse d’un ressortissant du peuple ou d’un ressortissant de la classe dirigeante, était, comme on le voit, un négroïde.

On ne saurait insister sur le fait que le général carthaginois Hannibal, qui a failli détruire Rome et qui passe pour l’un des plus grand chefs militaires de tous les temps était un négroïde. […] Les cananéens devaient être encore plus rapidement métissés que les Egyptiens, parce qu’ils étaient moins nombreux et se trouvaient, pour ainsi dire, sur la route d’évasion de ces peuples blancs qui finirent par les envahir de tous côtés.

[…] Les quelques recherches anthropologiques qu’on a osé faire prouvent nettement que les Phéniciens n’avaient rien de commun avec le type officiel sémite: brachycéphalie, nez aquilin ou hittite, etc… Puisque les phéniciens étaient allés partout en Méditerranée, on a cherché à retrouver leurs ossements dans les différentes endroits de ce bassin. On a ainsi trouvé des crânes présumés phéniciens, à l’ouest de Syracuse: mais ces crânes sont dolichocéphales et prognathes, donc à affinités nettement négroïdes.

[…] Donc, si on le voulait bien, on déterminerait avec beaucoup plus de précision la race phénicienne, et toutes les autres races nègres apparentées auxquelles l’humanité doit son accès à la civilisation.

[…] On dépense des millions pour aller creuser des terres d’argile en Mésopotamie, dans l’espoir de trouver des documents permettant de placer avec certitude et une fois pour toutes le berceau de la civilisation en Asie Occidentale. Bien que ceux qui l’entreprennent nourrissent des espoirs très minces d’arriver un jour à leurs fins, ils n’en continuent pas moins comme si la routine avait engendré un pli définitif.

Par contre, on connaît l’emplacement exact des tombeaux phéniciens, il n’y a qu’à aller les ouvrir pour s’instruire sur la race des cadavres qui y sont contenus. Mais il y a de fortes chances qu’elle soit nègre à un tel degré qu’il sera impossible de le nier: il vaut mieux alors ne pas y toucher. »

Cheikh Anta Diop,
« Nations Nègres et Culture » p.167 à 171 et 183 à 189

Dans cette vidéo, des extraits du doc. « La Bible, entre mythe et réalité ».