Hélicoptère du président colombien visé par des tirs: les premiers éléments de l’enquête

Trois milliards de pesos, soit près de 700 000 euros. C’est le montant de la récompense qu’a offert samedi le gouvernement colombien pour toute information permettant de capturer les auteurs de l’attentat contre le président Ivan Duque. Vendredi 25 juin, l’hélicoptère dans lequel voyageait le chef de l’État, avec deux de ses ministres, a été la cible de plusieurs balles, près de la frontière avec le Venezuela. Personne n’avait été blessé.

L’enquête avance. C’est du moins ce qu’affirment les autorités colombiennes. Dès vendredi le parquet a dépêché une commission dans la ville frontière de Cucuta. Samedi, le général Jorge Vargas, chef de la police, a donné les premières informations.

« Compte tenu des faits qui se sont produits, et des impacts de balles sur l’hélicoptère du président, lors de l’attentat contre sa vie, nous avons envoyés une équipe de recherche dans un secteur proche de l’aéroport nous avons trouvé, deux fusils, cinq chargeurs de munitions et une vingtaine de douilles percutées », a-t-il dit.

Les balles qui ont touché l’hélicoptère présidentiel auraient été tirées de la banlieue de Cucuta, à un peu plus d’1 km de la piste d’atterrissage. Cinq personnes ont été arrêtées, deux fusils mitrailleurs ont été trouvés dans les fourrés : l’un porte la marque de l’armée vénézuélienne, a dit le chef de la police.

« Le premier fusil est un AK 47 doté d’un numéro d’identification, en cours de vérification par les experts de la police nationale et du Parquet. L’autre fusil est un calibre 7.62 de type FAL portant la marque des forces armées vénézuéliennes », a précisé le général Jorge Vargas.

Situation complexe

La récompense offerte par le gouvernement pour mettre la main sur les coupables est énorme. Trois milliards de pesos, c’est beaucoup d’argent. Il n’est pas sûr qu’elle soit efficace.

La situation est très complexe dans cette région frontière où plusieurs groupes armés se disputent le contrôle du trafic de drogue et de la contrebande avec le Venezuela.