Administration du territoire : faire progresser la numérisation des données d’état civil

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Le gouvernement a célébré, le 10 août, à la mairie de Brazzaville, en partenariat avec le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), la Journée africaine d’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil sur le thème « Exploiter la coordination, le leadership et l’appropriation des pays pour renforcer les systèmes des faits d’état civil et de statistiques de l’état civil : un vecteur pour compter tout le monde ». 

La cérémonie a été marquée par une causerie-débat sur l’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil ainsi qu’une visite guidée des services d’état civil de la mairie de Brazzaville. Les communications ont, en effet, porté sur, entre autres, les rôles des ministères de la Justice et de la Santé dans le système d’enregistrement des naissances en République du Congo ; l’apatridie et l’enregistrement des naissances.

La représentante du HCR au Congo, Anne-Elisabeth Ravetto, a rappelé que cette journée est l’occasion de sensibiliser les différents acteurs à l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil (CRVS), pour non seulement réduire les causes de l’apatridie, mais également comme vecteur de croissance. Selon elle, le thème de cette année est primordial parce qu’il souligne la nécessité pour chaque être humain d’être légalement visible en Afrique.

« Aujourd’hui près de 10 millions de personnes à travers le monde continuent à vivre sans nationalité, y compris près de 200.000 personnes en République du Congo. Il est urgent de prendre les mesures nécessaires, au moyen d’une coordination et d’un leadership efficaces, ainsi qu’à travers une véritable appropriation, en vue de renforcer le système d’état civil au Congo », a-t-elle rappelé.

Elle a, par ailleurs, félicité le gouvernement pour les résultats très satisfaisants recueillis dans sa lutte pour la prévention et l’éradication de l’apatridie.  Il s’agit, entre autres, de l’élaboration de la politique nationale de réforme et de modernisation de l’état civil qui servira de stratégie nationale en matière d’état civil et de lutte contre l’apatridie, et l’adoption récemment du projet de décret portant création du comité technique interinstitutionnel pour l’éradication de l’apatridie. Ce sont des étapes très importantes qui, a-t-elle déclaré, feront avancer de manière significative la lutte contre l’apatridie au Congo.

Accroître la demande d’enregistrement pour chaque fait d’état civil

Le préfet directeur général de l’Administration du territoire, Jacques Essissongo, est lui aussi revenu sur l’importance de cette journée qui encourage les gouvernements des pays africains à créer ou maintenir des comités de coordination inter-institutions réunissant régulièrement toutes les parties prenantes. Ceci pour renforcer et promouvoir les systèmes CRVS, d’identification et d’utilisation de leurs données dans tous les services gouvernementaux. Il s’agit aussi de faire progresser la numérisation des données d’état civil dans le cadre de l’infrastructure publique numérique essentielle afin de promouvoir l’interconnexion et l’utilisation des données d’état civil et des statistiques de l’état civil, ainsi que des données d’identification dans tous les organes publics.

Les Etats sont, par ailleurs, invités à renforcer le cadre légal et réglementaire des CRVS et les systèmes d’identification pour garantir l’inclusion et l’universalité, promouvoir une plus grande collaboration intergouvernementale et faciliter l’utilisation des données d’enregistrement des faits d’état civil et d’établissement des statistiques de l’état civil dans les différents secteurs gouvernementaux.

« Il s’agit également de sensibiliser les communautés à l’importance de l’enregistrement des faits d’état civil et à ses avantages pour les familles, les communautés et les pays, d’inciter les communautés à accroître la demande d’enregistrement pour chaque fait d’état civil », a conclu le préfet directeur général de l’Administration du territoire.