Un prêt chinois de 60 milliards cfa pour la réhabilitation du CFCO détourné par Jean Jacques Bouya

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2003

Encore et toujours lui, décidément les détournements symbolisent son domaine de prédilection au détriment de la république malheureusement. Jean Jacques Bouya a détourné 60 milliards d’un prêt chinois pour la réhabilitation du CFCO et vit tranquillement, se permettant de passer dans les médias parler du développement du Congo.

En 2019, le projet de réhabilitation du chemin de fer du Congo-Océan (CFCO) était à l’ordre des échanges au cours du Forum sur la coopération sino-africaine, tenue du 24 au 25 juin dans la capitale chinoise.

En juillet 2022, le gouvernement a annoncé, dans le cadre de son Plan de résilience sur la crise alimentaire, l’entretien de la voie ferrée devenue vétuste et le renforcement de la capacité de traction du Chemin de fer Congo-océan(CFCO). Cette initiative visait en priorité à faciliter le transport des produits alimentaires dans un contexte de la flambée continue du panier de la ménagère.  

Le réseau national du CFCO, traversant les départements situés entre Brazzaville et Pointe-Noire, fait partie des corridors prioritaires pour la circulation des produits alimentaires. Or, le constat dressé de la ligne ferroviaire montre la vétusté des infrastructures ferroviaires, l’insuffisance des wagons et de locomotives, le faible niveau du trafic ferroviaire.

Le Plan de résilience du gouvernement s’étendait sur la période 2022-2023, avec à court terme un besoin en financement estimé à environ 133 milliards FCFA, dont 76 milliards FCFA pour le renforcement du secteur des transports. Il etait donc attendu : « l’appui au CFCO par la mise en œuvre de cette action nécessite l’amélioration de la capacité de traction et la réhabilitation de la voie ferrée », précise le document.   

L’annonce de la réhabilitation du CFCO venait s’ajouter à d’autres projets qui sont toujours en attente de réalisation. C’est le cas du projet de la relance de l’entreprise publique par l’État en partenariat avec la société sud-africaine Transnet. Une étude de faisabilité aurait été menée à Pointe-Noire et Brazzaville par Transnet, avant le lancement effectif des travaux. Plus de cinq ans après, le CFCO peine à relancer ses activités.

En avril 2017, le gouvernement congolais et la société China civil engineering construction corporation (CCECC) ont signé un protocole d’accord pour la reprise de l’opérateur public de chemin de fer. La société chinoise CCECC s’était engagée à dépêcher ses meilleurs experts à Brazzaville pour les études de faisabilité.

À travers ce protocole d’accord, la société chinoise devrait réhabiliter non seulement des lignes Pointe-Noire/Brazzaville (510km) et Mont-Belo/Mbinda (285km), mais également construire de nouvelles lignes entre Lékana et Sembé (330km), Ouesso et Garabinzam (340km), Lékana et Brazzaville (386km) enfin entre Komono et Mossendjo (80km).

A court d’argent comme d’habitude, le Congo a fait recours à un prêt chinois pour le démarrage de la dite réhabilitation. Malheureusement les 60 milliards cfa décaissés par le pays asiatique ont pris une autre direction dont seul le ministre Jean Jacques Bouya a la connaissance. Rappelons qu’il est le principal intermédiaire entre la Chine et le Congo.