Le Congo serait en faillite selon le FMI

0
28

Quelques confidences sur le dernier rapport du FMI

Les banques se trouvent sous pression, les recettes budgétaires s’amincissent, l’endettement excessif à des taux d’intérêt exorbitants devient la norme, et le gage des futures recettes gazières inquiète…

Selon certaines indiscrétions, le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) met en lumière d’importantes faiblesses dans la mobilisation des recettes publiques. Il souligne notamment le recours à un endettement excessif à des taux exorbitants, ainsi que la mise sous pression des banques auprès desquelles l’État s’endette pour régler les salaires de ses fonctionnaires sans rembourser ces emprunts…
Le chiffre de près de 1000 milliards FCFA(principal et intérêts compris) déjà ponctionné par l’État auprès d’une seule banque fait froid dans le dos. Cette banque a dû solliciter d’autres établissements dans le cadre du marché interbancaire afin de soulager l’État.  » Une attitude qui tend à assécher la trésorerie des banques » locales, confie un expert de l’économie bancaire.
Selon nos sources, la situation économique et financière du Congo inquiète les bailleurs de fonds. Le pays devrait, sauf entêtement, conclure un nouveau programme avec le FMI après la présidentielle des 12 et 15 mars prochains. Pour parvenir à des résultats probants, il va falloir qu’un bon ministre des finances, bon baroudeur, soit à la manœuvre pour piloter ces réformes.
Dans l’ensemble, le Congo – et le Gabon dans une moindre mesure- fond office de  » moutons noirs » de la zone CEMAC. Selon certaines indiscrétions, pour organiser le récent sommet extraordinaire de la CEMAC à Brazzaville, le FMI a dû s’adresser à Malabo afin de parler à Brazzaville.

A. Ndongo, journaliste économique et financier, Brazzaville, Congo